19 juillet 2019
Critiques

X Men: Days of Future Past : Un divertissement astucieux et ambitieux

"X-Men : Days of Future Past" est le septième film de la saga (dont deux spin-offs) et il s'inspire du comic-book "Futur antérieur" scénarisé par Chris Claremont et dessiné par John Byrne en 1981.

Après sa parenthèse hommage au mythique kryptonien, Bryan Singer reprend les commandes de la franchise X-Men en l'orientant vers la science-fiction. Le réalisateur orchestre un film choral où les personnages de la trilogie et de X-Men: First Class cohabitent dans une trame cohérente sur deux époques.

La narration de "X-Men : Days of Future Past" montre une étonnante fluidité dans ce sens tout en faisant preuve de lisibilité dans l'action et instaurant un suspense progressif dans les situations critiques où s'enchaînent les rebondissements. On déplorera juste certaines lacunes scénaristiques liées aux précèdents opus.

Son autre atout est d'alterner moments intimes et séquences épiques avec aisance tout en véhiculant un message sur le droit à la différence. A ce titre, la scène d'ouverture renvoit à celle du premier long métrage mais en présentant un futur qui évoque l'imagerie sombre et poussiéreuse des "Terminator" de James Cameron où des Sentinelles spectrales exécutent leur sentence avec brutalité.

Le contexte des années 70 est reconstitué avec élégance et minutie, le ton se veut plus léger voire parfois humoristique et comporte de multiples références dont un jubilatoire pastiche de Mission : Impossible se terminant par une prouesse de Peter Maximoff/Quicksilver d'une épatante virtuosité technique.

L'intrigue de "X-Men : Days of Future Past" fonctionne également grâce à la relation Xavier/Magneto/Mystique qui s'étoffe. Ainsi, le moteur du récit est constitué par la rivalité entre les anciens frères d'armes où s'exprime le talent d'acteurs comme James McAvoy en Xavier junkie et affligé, Michael Fassbender en Magneto ambigu et torturé de même que Jennifer Lawrence en Mystique plus martiale et vengeresse.

Du fait de sa popularité, Hugh Jackman fait le lien entre les générations (en remplacement de Kitty Pryde dans le comic) sans pour autant monopoliser l'écran et forme même un sympathique duo avec Nicholas Hoult dans la peau du Fauve.

Quant aux autres protagonistes, leur présence sert à assurer le cachet spectaculaire avec des effets spéciaux principalement déployés pour mettre en valeur les pouvoirs des mutants déjà connus (Storm, Kitty Pryde, Iceman, Colossus) et des nouveaux venus (Blink, Warpath, Bishop, Solar). Mais le clou du spectacle reste sans doute l'hallucinante démonstration du stade en lévitation.

Avec "X-Men : Days of Future Past", et à l'instar de son travail sur "X-Men 2", Bryan Singer transcende le matériau originel en dépit de quelques entorses pour offrir un divertissement astucieux, fort en émotions et véritablement ambitieux. Une nouvelle fois, le fan devrait être satisfait par les divers clins d'œil dont une conclusion nostalgique et surtout par un avant-goût d'"Apocalypse" (prévu pour 2016) après le générique final.

Auteur :Fabien Rousseau

Tous nos contenus sur "X Men: Days of Future Past" Toutes les critiques de "Fabien Rousseau"

ça peut vous interesser

Les nouveaux anges de Charlie

Rédaction

X-Men Dark Phoenix : Inaction mutante

Rédaction

Brad Pitt en astronaute dans Ad Astra

Rédaction