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The Mandalorian : Space-western chez Star Wars

Par Alexa Bouhelier-Ruelle


"The Mandalorian", la nouvelle série événement, est maintenant disponible en France avec l’arrivée de la plateforme de streaming Disney+. Dans un souci du détail et un esprit d’équipe bel et bien présent chez Disney, cette nouvelle aventure Star Wars a été confiée à un vétéran Marvel/Disney : Jon Favreau.

C'est quoi cette série ?
Après les aventures de Jango et Boba Fett, un nouveau héros émerge dans l'univers Star Wars. L'intrigue, située entre la chute de l'Empire et l'émergence du Premier Ordre, suit les voyages d'un chasseur de primes solitaire dans les contrées les plus éloignées de la Galaxie, loin de l’autorité de la Nouvelle République. 

Saison 1 - 8 épisodes - Avec Pedro Pascal, Gina Carano, Giancarlo Esposito


"The Mandalorian" capture parfaitement ce qui a fait le succès de la trilogie originelle de George Lucas. J.J. Abrams avait réalisé quelque chose de similaire avec "Le Réveil de la Force". Pourtant, cette fois-ci, Jon Favreau et Dave Filoni amènent cette nouvelle série à un autre niveau, sans aucun Skywalker, ni autre Jedi ; renouvelant la franchise tout en gardant les détails et ce pourquoi Star Wars reste Star Wars.

Un univers familier

Cette histoire se déroule entre "Le Retour du Jedi" et la chute de l’Empire, mais aussi bien avant "Le Réveil de la Force" et la création du Premier Ordre. C’est, d'une certaine façon, un ‘no-man’s land’ existant entre les deux dernières trilogies, une période déjà utilisée par les comics et la série d’animés "La Guerre des Clones".

L’une de nos perceptions principale en ce qui concerne Star Wars est le fait que chaque film doit être plus grand et impressionnant que le précédent. Personne - ou peut être Ryan Johnson – n’a jamais essayé de faire un film plus personnel, plus intime. Je ne parle pas d’une intimité à la « Prends moi dans tes bras, comme tu l’as fait sur Naboo. », mais plutôt des chasseurs de primes discutant, tout en contemplant deux lunes, assis au sommet d’une dune de sable. Ici, ce qui frappe, c’est ô combien les décors sont minimalistes, mais arrivent à mettre en relief des éléments que les fans de Star Wars ne s’attendaient pas à voir sur petit écran il y a une décennie de cela.

Alors, la série se déroule dans un univers que tout le monde connait. Les premiers épisodes sont là pour nous faire entrer dans un univers familier. Beaucoup de personnes se souviendront de la première scène du bar dans "Un Nouvel Espoir", introduisant ce nouvel univers fait de monstres tous aussi différents et bizarres les uns que les autres. "The Mandalorian" remet au gout du jour cette scène mythique tout en nous présentant de nouveaux personnages.

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Pedro Pascal et Gina Carano - Copyrights Disney +
Une Space-Western dans une galaxie lointaine, très lointaine...

On ne sait pas grand-chose du personnage principal. C’est un homme solitaire, avec très peu de dialogues. Cependant, Mando devient vite attachant au fil des épisodes. C’est un homme d’action, mais il est aussi cynique et déterminé, avec une touche d’humour. Il est issu du même moule que Robocop, Clint Eastwood ou même Ryan Gosling dans "Drive".

Weathers, lui, réapparait dans un rôle plus sérieux et reflète une autorité naturelle. Tout comme Werner Herzog qui, avec une apparition de moins de 5 minutes, prouve, encore une fois, qu’il peut réciter n’importe lequel des dialogues et cela passe. Nick Nolte double un fermier prêtant main forte à Mando, tandis que Taika Waititi fait une entrée plus que fracassante en doublant un droïde chasseur de prime du nom de IG-11. La meilleure création de "The Mandalorian" reste, néanmoins, le personnage surnommé par tous « Baby Yoda ». L’enfant devient le centre névralgique autour duquel la série tout entière va tourner.

"The Mandalorian" se rapproche du Western classique avec comme protagoniste un homme à la Eastwood dans la trilogie des Westerns Spaghetti de Sergio Leone. La photographie signée Greig Fraser mérite que l'on regarder cette série sur le plus grand écran possible (une autre similitude avec le style de Leone) ; jusqu’à la bande-originale composée par Ludwig Göransson qui ressemble étrangement à celle d’Ennio Morricone plutôt qu’aux mythiques compositions de John Williams. Favreau et Filoni essaient d'intégrer "The Mandalorian" dans la continuité de l’héritage Star Wars tout en s’inspirant des plus grands. Bien joué !

Cette première saison de "The Mandalorian" est plus qu’efficace avec des visuels sublimes qui nous emmènent dans les recoins moins connus de l’univers Star Wars. Plus que cela, la série réussit à capturer la magie des films originaux sans même avoir à sortir un sabre laser. "The Mandalorian" nous laisse même avec une galaxie plus étendue et pleine de possibilité pour la Saison 2, avec de nouvelles planète à explorer, de nouveaux ennemis à affronter, et une nouvelle quête à mener. Favreau et Filoni ralentissent le rythme d’une histoire mise en scène à travers un environnement riche, avec de nouveaux enjeux qui rendent la série finalement un peu plus sophistiquée.

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