13 novembre 2019
DVD / Blu-ray

Cujo de Lewis Teague : Edition Steelbook

CUJO

Réalisé par Lewis Teague

Par Fabrice Simon

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Sortie en Édition SteelBook (Bluray) le 18 Septembre 2019

Chez Carlotta Films


SYNOPSIS

Le petit Tad a quatre ans, une peur bleue du noir et surtout des monstres cachés dans son placard. Malgré les incantations écrites et autres prières de ses parents, le monstre tant craint finit par se matérialiser en plein jour, sous la forme d'un Saint-Bernard particulièrement dangereux car porteur de la rage suite à une morsure de chauve-souris.

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Dee Wallace

LE FILM

Dissipons d'entrée un malentendu ; comme la plupart des adaptations cinématographiques des romans de Stephen King ( à l’exception notable de "Carrie" de Brian de Palma, "Shining" de Stanley Kubrick ou bien encore de "Christine" de John Carpenter ) "Cujo", malgré son statut de film culte, n'est pas un chef d’œuvre ! Toutefois, compte-tenu de ses qualités intrinsèques, il n'en reste pas moins que cela reste un excellent film d'épouvante en même temps que l'un des sommets de la carrière du cinéaste Lewis Teague.

Film modeste et limpide dans sa narration, "Cujo", même s'il ne partage pas la profondeur psychologique et l'argumentaire désabusé du grand romancier américain, n'en reste pas moins un film intéressant, un huis-clos étouffant et parfaitement réalisé qui dispense encore maintenant un suspense envoûtant.

A peine entamé par la mauvaise interprétation d'ensemble (qu'il est difficile de faire jouer correctement un enfant de quatre ans !), "Cujo" est un long-métrage dispensant, au moins dans sa première moitié, un message critique envers le modèle de la famille américaine. Composées d'un père, d'une mère et d'un enfant, les deux familles montrées dans le film (celle de Tad et du garagiste propriétaire du chien enragé), de niveau social différent, sont sur un même pied d'égalité soit au bord de la rupture. Et le monstre de l’œuvre devient par conséquent le vecteur de l'implosion familiale, quelle soit ouvrière ou appartenant à la middle-class américaine...

Privilégiant tout de même l'action par rapport au discours et au traitement destructeur du roman sur la mythique American's Way Of Life, Lewis Teague opte, dans sa deuxième partie de son long-métrage, pour une opposition frontale, un combat à la vie à la mort entre l'héroïne (Dee Wallace qu'on aura décidément pas assez vu au cinéma) et le chien enragé.

Inspiré par le récit qu'il maîtrise remarquablement, le cinéaste se permet en plus de ponctuer celui-ci de mouvement de caméra fluide trouvant son apogée dans l'attaque de "Cujo" dans la voiture et un panoramique brillant rappelant, dans une moindre mesure tout de même, le travail d'un Brian de Palma.

En expulsant de son film toute intervention et tout aide possibles des autorités locales, en limitant au strict minimum le rôle attribué dans le roman aux personnages secondaires et en resserrant son film dans une unité de lieu excessivement cinématographique (la cour d'une ferme de la campagne du Maine), le réalisateur de "Alligator" (1980) signe une œuvre épurée, élégante, efficace et surtout particulièrement sincère.

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Voici les bonus exclusifs de la version bluray steelbook
:

– Commentaire audio en VOSTFR de Lee Gamblin, auteur de livres sur les tournages de « Cujo » et de « Christine »
– Entretien de Dee Wallace, l’actrice principale (42mins)
– Entretien de Charles Bernstein, compositeur de la musique (36 mins)
– Entretien de Teresa Miller, entraineuse des chiens (29 mins)
– « Dog Days », un documentaire sur le tournage du film (43 mins). Ces images d’archives ont été assemblées en 2007 par Laurent Bouzereau, spécialiste français des making-of qui prévoit d’adapter la nouvelle « Sale Gosse » de Stephen King
– 2 spots TV
– bande annonce originale

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