Festivals

Festival du cinéma européen : Acte 5


Nous sommes maintenant à mi-parcours du Festival du Cinéma Européen. La journée de mardi, fut, une fois de plus riche en compétition, en rencontres et en surprise.

Par Anouck Samyn


Commençons par la compétition. C'est aux séances Francophone et Décalée que nous nous intéresserons aujourd'hui. En compétition dans la sélection officielle, Francophone offre quatre courts-métrages. La Journée d'Appel de Basile Donagis illustre les problèmes de citoyenneté, de violences et d'acceptation parfois attachés à l'immigration. Le court-métrage Tant qu'il nous reste des fusils à pompe est plus difficile d'accès, mais la réalisation de Caroline Poggi et Jonathan Vinel reste réfléchie et belle. La couille d'Emmanuel Poulain-Arnaud, avec dans le rôle phare Baptiste Lecaplain, mêle habillement comique de situation sur fond de drame.

Le film de Nadège de Luthy Benoït, Orages d'été, met en scène le mal-être sournois et la confrontation aux autres. La volonté de la réalisatrice est de montrer que le fameux Sea, sex and sun peut aussi être source de souffrance. Cela se ressent dans l'atmosphère du court-métrage. La séance s'est terminée par les questions aux réalisateurs, il est toujours plaisant de connaître les motivations et les décisions de ces derniers.

Nous revenons maintenant sur la séance Décalée que nous avons déjà mentionnée dans un article précédent. En effet, l'équipe du film Pim-Poum the little panda et le réalisateur d'Extrême Pinocchio étaient présents. Ce dernier s'inscrit dans l'humour noir, ces autres courts-métrages étaient aussi dans cette veine. Entre humour et ignominie, Extrême Pinocchio prend toute sa place dans la compétition Décalée.

Il en est de même pour Pim-poum The little panda. Suivant la vie de quatre aspirants acteurs-chanteurs-danseurs, ce court-métrage plaît par sa fraîcheur, son humour et ses situations incongrues. Les deux réalisateurs se rejoignent pour exprimer leur envie de passer au long-métrage et saluer la très belle sélection de ce festival. Ce dernier s'inscrit dans l'humour noir, ces autres courts-métrages étaient aussi dans cette veine.



En hors-compétition, mardi soir, nous avions le choix entre un focus Jacques Tati à l'Univers et une soirée Courts Mais Trash à l'UGC. Les deux réalisateurs se rejoignent pour exprimer leur envie de passer au long-métrage et saluer la très belle sélection de ce festival.

À l'UGC Ciné cité, la soirée "Court Mais Trash", en partenariat avec l'association du même nom, a commencé par la diffusion de la séance Décalée, après un court entracte, la soirée trash a pris le dessus. Là encore, l'humour est maître, mais parfois, il se fait oublier au profit de court-métrage plus horrifique tout en tension ou de témoignages marquants comme L'être venu d'ailleurs. Nous étions nombreux à assister à cette belle soirée, une réussite de plus pour le Festival du Cinéma Européen.



Autre événement tout aussi important, les séances «court de récré». Dans une volonté d'ouvrir le festival à tous et de faire découvrir les courts-métrages aux plus grands nombres, le Festival organise des séances pour les enfants de six à douze ans. Pas moins de neufs films sont projetés dont certains en compétition thématique comme Monkey Symphony. L'imagination des plus petits en est comblée. Tout les publics et toutes les facettes du cinéma ont leur place dans ce festival.