Festivals

Festival du cinéma européen : Acte 7


Dernier jour de compétition avant le grand final et la soirée de clôture de Festival du Cinéma Européen de Lille. Les deux dernières séances dont nous allons vous parler font partie de la compétition officielle.


Par Anouck Samyn



Avec cinq courts-métrages, La guerre est déclarée instaure une atmosphère grave ou légère selon les films. La tension monte d'un cran avec le premier court métrage, Berlin Troika d'Andrej Gontcharov. Sur fond de diplomatie et d'interprétation, ce court met en scène un conflit politique entre deux hommes qui ne se comprennent pas. L'interprète a, ici, un rôle on ne peut plus difficile et c'est sur lui que repose le destin de milliers d'hommes.


Dans Nabilah, l'atmosphère s'alourdit. Un militaire étranger tente de sauver une jeune femme afghane, ce sauvetage devient problématique et sonne le glas des espérances de militaire... L'humour revient avec Discipline de Christophe Saber. Un joli film sur une situation qui dégénère à l'aide de quiproquos et indiscrétions pour tomber dans le chaos sous les yeux d'une enfant par qui les problèmes sont arrivés... Un peu absurde, Kowaslski est un court-métrage en plan fixe sur trois hommes, l'un posant des questions, l'autre se donnant un genre de gangster qu'il semble être jusqu'à l'arrivée du troisième homme. À ce moment, l'ambiance change et le rythme s'accélère pour un final un peu brusque, mais qui semble justifié.


Pour finir, Keys of heaven. Cette réalisation du finlandais Hamy Ramezan joue habilement sur les responsabilités que s'impose un jeune homme vis-à-vis de son petit frère puis de son père pendant la guerre en Iran fin des années 80. L'idée de sacrifice prend là tout son sens... Un court-métrage qui n'aurait pas eu sa place dans la séance suivante intitulée Jeunesse rebelle. Le court français Molii suit un jeune d'une vingtaine d'années censé surveiller la piscine municipale. Des bruits retiennent son attention juste avant son départ. L'autre français de la séance est Jimmy Bemon qui était là pour soutenir son film. Superman n'est pas juif (... et moi un peu) n'est pas, comme son titre le laisse présagé, un court-métrage sur le judaïsme, mais plutôt sur la recherche d'identité et la confrontation aux autres selon notre âge.


L'idée de confrontation est à nouveau présente dans le troisième court-métrage de Jeunesse Rebelle nommée Teenland. Une rébellion a lieu dans le centre au Sally, jeune fille de 17 ans est enfermé, mais est-ce dans sa tête ? Le dernier film présenté est porté par un acteur bien connu qui n'est autre que Lambert Wilson. The Nostalgist montre une réalité double et trompeuse ou un père et son fils essayent de vivre. C'est avec ces deux séances que s'achève notre tour d'horizon des compétitions officielle et thématique. Nous aurons l'occasion d'y revenir après la remise des prix pour commenter la décision du jury et vous faire part de notre avis.


En plus des compétitions de court métrage, la soirée accueillera la remise des prix du concours de scénarios. Ce dernier voit s'affronter six jeunes gens qui nous ont présenté leurs travaux vendredi après-midi au palais des beaux-arts de Lille.


Un ultime mot pour vous relater l'expérience ciné-concert. Cette soirée a illustré l'importance de la musique au cinéma grâce à deux artistes en live qui ont accompagné de très beaux courts-métrages.