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Festival du cinéma européen : Acte 8


Il y a une semaine tout juste, les projections et événements liés au Festival du Cinéma Européen de Lille commençaient, après une cérémonie d'ouverture nous présentant l'art du court-métrage en compagnie du parrain de cette 31ièm édition : Michael Radford.


Par Anouck Samyn


Comme nous avons pu vous le relater toute cette semaine, le festival a frappé fort en proposant une sélection officielle et thématique impressionnante avec des séances comme Court-circuit, Love In The Air, La guerre est déclarée ou Jeunesse Rebelle. L'esthétisme et la beauté des plans étaient au rendez-vous. En plus de cela, le festival offrait des expériences inédites comme la soirée expérimentale où nous avons pu découvrir un cinéma totalement inédit ou le ciné-dégustation qui fut un régal tant gustativement que visuellement.

De plus le festival nous proposer un concours de scénario remporté par Camille Dumouchel pour L'escamotée. C'est cette admirable semaine qui a pris fin hier soir avec la cérémonie de clôture. Et sans attendre, nous vous dévoilons les courts-métrages primés par cette 31ièm édition du Festival du Cinéma Européen.




Commençons par la compétition thématique. Les sept jurés ont remis leur prix dans une atmosphère chaleureuse et bienveillante. Le prix de la jeunesse fut attribué, par le jury étudiant composé de Julien Cantrel, Clément Gaillard et Anissa Elkreuti, à Meatball du hongrois Attila Hartung. Présenté dans la séance décalée, Meatball raconte l'histoire d'un vieux couple de personnes âgées qui reçoivent leur banquier, ce dernier, sans y être invité mange une boulette de viande. Erreur fatale (ou presque). Le court-métrage est divertissant sans être excellent toutefois le final est surprenant. Le prix de la presse, choisit par Alain Riou, fut décerné à Appartement à vendre de la réalisatrice Jeanne Tachant. Avec une narration linéaire et des images crues, ce court mérite amplement la distinction. Le film, de la séance court circuit, met en scène une agente immobilière racontant une de ses visites, visite qui tourne mal, très mal. Appartement à vendre est l'une des pépites de ce festival.

Autre pépite, récompensée par le prix de l'animation, A Single life de Job, Joris et Marieke est un petit court métrage d'environ trois minutes. Le postulat de départ est simple, l'animation réussie et l'humour toujours présent. Une autre des grandes réussites du festival. Quant au prix de la photographie, il fut remis par Pablo Accino à Nos violences notamment pour la scène de confrontation entre un avocat et une délinquante.

Le Grand Prix thématique fut remis à Alexis Michalik pour Pim-Poum le petit panda. Un film drôle jouant sur l'hypocrisie avec des scènes hilarantes. L'un des courts-métrages ayant reçu le plus de récompenses est Superman n'est pas juif (... et moi un peu). Le réalisateur, Jimmy Bemon, est reparti avec le prix du public et la mention spéciale du jury officiel, une mention crée pour son film. Ce court-métrage est un petit bijou d'humour et de quête d'identité sur fond de religion, le coup de cœur est total.




Transition aisée vers la compétition officielle. Le jury composé de Ludovic Houplain, Xavier Legrand, Marius Colluci et Marie blanche Colonna a récompensé trois courts-métrages des séances que nous avons pu voir dans les séances la guerre est déclarée et Copains d'abords. Le prix de la meilleure réalisation, remis par Marie blanche Colonna, est allé à Kowalski d'Andrei Cretulescu. Un plan-séquence de 18 minutes dans lequel on ne s'ennuie pas, cela relève de l'exploit et c'est cet exploit qui est récompensé.

Le film repart aussi avec le prix de l'interprétation masculine pour Andi Vasluianu qui passe par une palette d'émotion incroyablement vaste. Le talent du prix de l'interprète féminine est lui aussi remarquable. Décernée à Shaghayeh Djodat, l'actrice renforce et sublime un film très beau Keys of Heaven du finlandais Hamy Ramezan. Ce court-métrage est également récompensé par le prix spécial du jury. Abordant des thèmes comme le sacrifice et les responsabilités, cette réalisation est un magnifique moment. Pour finir, le Grand Prix officiel de la compétition fut attribué à The man with the dog. Une véritable plongée dans la nuit marocaine ou le spectateur découvre une violence et une atmosphère nouvelle. 

C'est avec ce dernier prix que s'achève la cérémonie de clôture ainsi que la 31ème édition du Festival du Cinéma Européen. Ayant eu la chance de le vivre dans son entièreté, cette édition fut organisée de main de maître et merveilleuse à vivre. Découvrir le court-métrage dans un lieu d'échange et de convivialité, voilà ce qui a fait de cette 31ièm édition du Festival du Cinéma Européen une véritable réussite.