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Les fantômes du western

Du 4 mai au 7 juillet 2022 au Forum des Images


Selon Clint Eastwood, l’Amérique n’aurait inventé que le jazz et le western. Si le genre a fondé l’Amérique, il a aussi fondé son cinéma : la conquête, les frontières, la violence comme horizon. Que nous dit encore le western ? En cinquante films, exploration d’un genre qui aura su s’inviter dans tant d’autres.

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Des œuvres matrices constamment revisitées

De "La Chevauchée fantastique" à "La Prisonnière du désert", l’histoire du genre et de l’Amérique s’incarne dans le cinéma de John Ford. Revoir ses films aux côtés de ceux de Howard Hawks ou Delmer Daves, est l’occasion de retrouver un pur plaisir de cinéma, mais aussi de réviser quelques préjugés tenaces qui collent au genre.

"La Prisonnière du Désert" reste un film fondateur, et du formidable et horrifique "Bone Tomahawk" au plus classique mais néanmoins passionnant "Hostiles", la question indienne est revisitée à l’ombre tutélaire du film de Ford. De "La Dernière Piste" à "First Cow", la cinéaste Kelly Reichardt semble inventer un nouvel imaginaire de la frontière comme un retour aux sources.

Réinvention d’un genre, les westerns clandestins

Mais le western traverse les genres et hante aussi des films qui ne se déclarent pas comme tels. Des films qui, soit reprennent la figure du cow-boy pour le jeter dans un monde contemporain ("Seuls sont les indomptés", l’un des premiers westerns modernes), soit en reconfigurent les codes. Assaut est bien une relecture urbaine de "Rio Bravo", œuvre matrice qui obsède le cinéma de Carpenter, elle-même citée le temps d’une chanson dans "Antoinette dans les Cévennes".

Le cinéaste James Mangold distille les codes et les héros du western dans ses films ("Copland", "Logan"). L’œuvre des frères Coen, avant qu’ils ne passent concrètement à l’acte avec "True Grit", regorge également de westerns « travestis » ("No Country for Old Men"). Le genre est aussi capable d’accueillir les propositions les plus stimulantes, tel le cinéma sauvage et intuitif de Patricia Mazuy : "Peaux de vaches", son premier film, redécouvert récemment, sera projeté en ouverture et en sa présence.

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