6 décembre 2019
Focus

Christopher Lee




CHRISTOPHER LEE : L'IMMORTEL

(1922/2015)




Le seul et unique Dracula.


1958, la haute silhouette de Christopher Lee sortait de l'ombre, arborant la cape et l'allure aristocratique du Comte Dracula. 2015, on peine à croire que le grand homme s'en soit allé dans une telle discrétion.

Connu de plusieurs générations de spectateur, Christopher Lee a traversé un large pan de l'Histoire du cinéma, la marquant pour toujours avec le rôle de Dracula qu'il endossa plusieurs fois pour la Hammer, dans les films de Terence Fisher ("Le Cauchemar de Dracula", "Dracula Prince des Ténèbres"), Freddy Francis ("Dracula et les Femmes"), Peter Sasdy ("Une Messe pour Dracula"), Roy Ward Baker ("Les Cicatrices de Dracula") ou Alan Gibson ("Dracula 73", "Dracula vit toujours à Londres"), mais aussi dans la version de Jess Franco ("Les Nuits de Dracula"), ou le pastiche d'Edouard Molinaro ("Dracula, Père et Fils").




Dans "L'homme au pistolet d'or" en 1973.


Mais Dracula n'est pas le seul fait d'arme mémorable de l'acteur à la vaste carrière. Scaramanga dans "L'Homme au Pistolet d'Or" de Guy Hamilton, Rochefort dans "Les Trois Mousquetaires" de Richard Lester, le Duc de Richleau dans "Les Vierges de Satan" de Terence Fisher, Lord Summerlisle dans "The Wicker Man" de Robin Hardy, ou plus récemment le Comte Dooku dans "Star Wars" de George Lucas et Saruman dans la trilogie du "Seigneur des Anneaux" et du "Hobbit" de Peter Jackson sont une fraction de l'apport gigantesque de Christopher Lee au 7ème art.

Donnant vie aux personnages des classiques de la littérature britannique, il avait interprété Mycroft Holmes, le frère de Sherlock Holmes dans "La Vie Privée de Sherlock Holmes" de Billy Wilder, avant d'interpréter le grand détective lui-même pour Peter Sasdy et Bill Corcoran.





L'homme qui rêvait de faire carrière dans l'opéra s'était aussi intéressé au métal lyrique et symphonique, autant dire que la musique doit beaucoup à cette voix profonde et ensorcelante. Le poids de près d'un siècle d'une existence aussi bien remplie n'empêchait pas l'inépuisable géant de bondir de film en film pour une apparition, comme autant de faveurs faites à des réalisateurs qui ont tremblé devant son avatar à l'écran étant enfants, et tremblaient encore de l'homme en chair et en os bien des années plus tard, intimidés par son aura.

Le legs de Christopher Lee à la postérité est riche et beau, et nous le ferons vivre ! Quant à lui, s'il nous manquera toujours, consolons-nous : dans un ailleurs, un au-delà, que sais-je, il a déjà dû retrouver Vincent Price, Peter Cushing et les autres pour trinquer à l'éternité.

Gabriel carton

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