18 octobre 2021
Focus

L’Ozploitation en 5 films

Par Louis-Antoine Jonathan


Issu du bush australien, le genre cinématographique unique de l’Ozploitation connaît une rétrospective à la Cinémathèque Française jusqu’au 25 juillet. Comme le rappelle cet article présentant la manifestation, la définition que l'on peut donner de l'Ozploitation est la suivante : "Fruit de la contraction de l’argot “Aussies”, désignant dans un sens large tout ce qui est australien, et de la notion “d’exploitation”, l’ozploitation qualifie une vague de films, nécessairement australiens, qui exploitent principalement les stéréotypes et les aspects typiques de la culture du pays, dans le but premier de séduire un public local, tout en lorgnant vers une distribution internationale." Focus sur 5 films marquants estampillés "Ozploitation".

Wake in Fright - Réveil dans la terreur (Ted Kotcheff, 1970)

Maître étalon du genre, la réalisation du futur réalisateur de "Rambo" avec Sylvester Stallone nous embarque dans le cauchemar éveillé d’un jeune professeur livré à l’Outback australien, arrière pays machiste et violent duquel il essayera par tous les moyens de s’extirper pour remonter à la surface de la ville. Porté disparu pendant plus de quarante ans, ce film-culte dérangeant est revenu aux spectateurs début 2010. Il a ouvert le grand bal de cette rétrospective.

"Réveil dans la terreur" est programmé le 16 juillet à la Cinémathèque française. Le film est disponible en DVD et blu-ray chez The Jokers et en VOD chez Universciné.

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Réveil dans la terreur. Un film de Ted Kotcheff avec Gary Bond, Donald Pleasence, Chips Rafferty, Sylvia Kay, Jack Thompson..

La Dernière Vague (Peter Weir, 1978)

Réalisateur de nombreux succès critiques et publics ("The Truman Show", "Le Cercle des poètes disparus"), Peter Weir a fait ses armes dans son Australie natale et son troisième film, "La Dernière Vague", s’inscrit pleinement dans le paysage austral et sa réalité ethnique. En effet, le film empreint de fantastique, suit le combat d’un avocat blanc de Sidney dans la défense de cinq aborigènes accusés de l’assasinnat d’un des leurs. Plongée spirituelle dans des croyances autres au côtés de David Gulpilil ("Walkabout", "Charlie’s Country").

"La Dernière Vague" est programmé le 25 juillet à la Cinémathèque française.


Next of Kin (1982)

Renommé chez nous "Montclare", rendez-vous de l’horreur, cette production entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande obtient le Grand Prix au Festival du Film Fantastique de Paris, un an après le cultissime "Mad Max" (George Miller, 1981). Le film de Tony Williams s’éloigne du paysage post-apocalyptique pour épouser l’horreur, genre plébiscité par l’Ozploitation avec des films à la qualité variable. Ici, la réalisation s’avère virtuose alors que l’on suit Linda, une jeune femme qui prend les reines d’un manoir antique perdu dans le bush australien et sujet à des évènements des plus sordides.

"Next of Kin" est programmé le 11 juillet et le 23 juillet à la Cinémathèque française. Le film est disponible en Blu-ray chez Le Chat qui fume.

Wolf Creek (2004)

Dans le début des années 2000, l’Ozploitation accouche d’une nouvelle pièce d’horreur avec ce "Wolf Creek", à la croisée de "La Colline à des yeux" (Wes Craven, 1977) et "Délivrance" (John Boorman, 1972). Trois jeunes touristes en quête d’aventure se lancent sur les routes australiennes au milieu du désert et obtiennent l’aide d’un autochtone alors que leur voiture est tombée en panne. Les intentions de ce sauveur bienvenu ne sont malheureusement pas des plus nobles et le cauchemar peut alors commencer.

"Wolf Creek" est programmé les 14 juillet et 24 juillet à la Cinémathèque française.

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Tom Hardy dans Mad Max Fury Road - Copyright : Warner Bros. France

Max Max : Fury Road (George Miller, 2015)

Alors qu’on croyait la vague Ozploitation passée et la franchise Mad Max enterrée, George Miller délivre un uppercut visuel et rythmique avec ce quatrième volet des aventures de Max Rockatansky (Tom Hardy). Dans des déserts sans fins, l’essence et l’eau sont des plus rares et Max se retrouve à s’associer avec Furiosa (Charlize Theron), fidèle lieutenante d’un leader tyrannique qu’elle a décidé de trahir. La course-poursuite s’engage et n’offrira du répit que lorsque le générique de fin défilera. Bonne route !

"Mad Max : Fury Road" est programmé les 10 juillet, 17 juillet, 18 juillet et 24 juillet à la Cinémathèque française. "Mad Max : Fury Road" est également disponible en Blu-ray chez Warner Bros.

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