16 octobre 2021
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Mourir peut attendre : Diviser pour mieux régner

S'il y a bien un film qui s'est fait attendre c'est bien celui-là. Mourir peut attendre avait un peu un titre prémonitoire. Covid-19 oblige, le dernier chapitre de James Bond sous la peau de Daniel Craig aura été plusieurs fois reportés. Si l'attente peut susciter l'envie voir l'impatience, il y a aussi de la frustration. En sortie de salle, James Bond divise.

Les journalistes de BFMTV ont démontré, chiffres à l'appui que Daniel Craig est le James Bond le plus plébiscité. Il règne en maitre mais ne semble pas, pour autant, fédérer la presse. Alors que la conclusion de sa saga personnelle dans le costume de 007 est en salle, son dernier tour de piste fait débat. 

Dès le lendemain de l'avant première londonienne, les critiques ont commencé à paraitre sur la toile. Pour la plupart élogieuses de l'autre coté de la manche. Le 007 le plus émouvant de tous les temps pour IndieWire alors que Le Guardian évoque un long-métrage capable de surprendre les fans. Pour le Hollywood Reporter, c'est un dernier salut émouvant à l'acteur. Le Times, parle du portrait émouvant d'un héros vieillissant face à son obsolescence en évoquant Mourir peut attendre. Pas de doute, les Britanniques ont apprécié le film de Cary Joji Fukunaga.

Tout et son contraire
En France, la presse est nettement plus divisée. C'est d'ailleurs sans demi-mesure. Pour les Inrocks, ce dernier opus se conclut sur une tragédie amoureuse, à la fois sublime et déchirante. Un romantisme inadapté au genre pour d'autres, un film raté au scénario paresseux sans ambition formelle et sans charme pour Le Monde. A l'inverse, Ecran Large souligne ne ambition et une émotion inédites.

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Copyright Universal Pictures International France
L'illustration de cette dualité dans la presse française sont illustrés par des médias qui publient, en même temps, une critique positive et une autre négative. Le Parisien dit du long-métrage qu'il vous fera faire un grand "Bond" sur votre siège tout en fustigeant Daniel Craig sur une autre page. Un acteur qui  humanise le héros de façon touchante, certes, mais à devenir trop humain, il n’est plus très… « bondien ». Le Journal du Dimanche évoque un film qui assume à 100% ses choix audacieux et controversés, insufflant une gravité et une singularité séduisantes. Tout comme une 'bonderie' bien décevante et interminable.

Un record risqué
2h43 est un record dans la saga. La durée de Mourir peut attendre est la source principale des détracteurs. Il est vrai qu'une telle longueur est un risque. Il y a un dicton populaire qui affirme que plus c'est long, plus c'est bon. Ce n'est pas l'avis de Première en ce qui concerne ce James Bond. Un personnage d'une naïveté confondante pour Critikat. Du coté de Télérama, la position est plutôt médiane en évoquant la limite et l’audace de cette conclusion qui en médusera quelques uns. Un long-métrage qui mettra à l'épreuve les spectateurs qui devront prévoir au minimum un creneau de trois heures pour leur sortie ciné avec James Bond. Sans compter qu'une telle durée limite aussi les séances pour les exploitants.

Au final, Mourir peut attendre reçoit un accueil critique mitigé. Car, si des médias en font l'éloge et non des moindres, ils sont plus nombreux à lui trouver des défauts. Dans un panel de médias nationaux et de gros titres régionaux.

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