23 septembre 2019
Focus

Transcendant Jean Pierre Marielle

« Je renais…je revis… Oh nom de Dieu de bordel de merde… »
(Jean-Pierre Marielle dans Les galettes de Pont Aven, 1975 de Joël SÉRIA).



Nous connaissons toutes ces phrases provocatrices, indécentes, mais célèbres pour leur côté humoristique, dites avec tant de sérieux et de spontanéité. Elles nous ont marqué d’autant plus, car elles n’étaient pas dites par n’importe qui ; mais par un Jean-Pierre Marielle. Moustache, regard espiègle et une voix unique, reconnaissable parmi toutes les autres.

Malheureusement, il ne brillera pas seulement parmi les étoiles du cinéma français, mais aussi parmi celles qui s’illuminent le soir dans le ciel.

C’est le Mercredi 24 Avril 2019, que Jean-Pierre Marielle nous a quittés, mais comme tout grand acteur et être humain il ne reste pas malheureusement comme nous l’espérons bien souvent Ad vitam æternam sur notre chère Terre, mais heureusement dans les mémoires et nos esprits.

C’est par sa voix unique et ses convictions, ses idées qu’il sort du lot. Un sens dérisoire des choses, il n’avait pas fini de nous toucher et de nous faire pleurer de rire. Bien sûr il nous fera toujours cet effet là au visionnage de ces films, en passant par les plus connus : "Les galettes de Pont-Aven" (1975), "La valise "(1973), "Coups de Torchon" (1981) et plus récemment "La Petite Lili" (2003), "Atomik Circus" (2003), "Da Vinci Code" (2006), "Les Ames Grises" (2005), "Micmacs à tire-larigot" (2009), "Une heure de tranquillité" (2014) ou encore dans un épisode de la série française "Capitaine Marleau" (2015).

C’est une carrière atypique qu’il emprunte, mais il s’accroche et y arrive. Ne souhaitant pas au départ devenir acteur, il est poussé par un professeur à devenir plutôt comédien de théâtre. Il se dirige alors vers une formation au sein du Conservatoire national de Paris, où il se lie d’amitié avec Jean-Paul Belmondo et Jean Rochefort.

Ce seront par des rôles dramatiques où il gagnera en notoriété et le révéleront dans sa profession. Il sera nommé sept fois au festival de Cannes, mais il ne sera malheureusement jamais récompensé d’un César. Il joue dans des films d’auteurs comme des films grand public. Il va alors au fur et à mesure s’imposer et devenir célèbre dans le cinéma français.

Il s’est éteint et même s’il était atteint de maladie, ce n’est pas de sa fin dont il avait peur. Une seule chose dans la vie l’effrayait : la connerie. « Les cons, ça fout les jetons » avait-il dit lors d’une récente interview.

Une personnalité hors du commun et du charisme, Jean-Pierre Marielle a marqué à jamais comme bon nombre de personnalités le cinéma français. Il nous a fait aimer le cinéma, nous a ému et par sa spontanéité il nous rappelle que la vie est trop courte pour ne pas entreprendre ce à quoi nous tenons le plus, mais également de prendre ce qui est à prendre, ce que la vie nous offre. Nous n’avons rien sans rien.


Élisa Drieux--Vadunthun

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