25 octobre 2021
Netflix

A tous les garçons 3 : Un dernier opus mitigé

Par Sashah Hillairet

 

C’est la conclusion de la trilogie "À tous les garçons ", réalisée par Michael Fimognari, dans laquelle nous pouvons retrouver Lana Condor dans le rôle de Lara Jean Covey et Noah Centineo dans celui de Peter Kavinsky. Cette suite de film est une adaptation des romans à succès de Jenny Han, également célèbre pour ses sagas littéraires telles que « L’été où je suis devenue jolie » et « Le Pacte ».

Alors que Peter a décroché une bourse à Stanford, Lara Jean n’a pas eu sa réponse de la part de cette prestigieuse université. Dans la bande-annonce, on apprend qu’elle n’a pas été acceptée. Malgré cela, Lara Jean part en voyage scolaire à New York au cours duquel elle découvre les prémices des moments agréables qu’elle pourrait passer à l’université new-yorkaise NYU. Lara Jean se retrouve tiraillée entre deux choix qui pourraient faire basculer sa vie…

Trop de clichés

"À tous les garçons : pour toujours et à jamais" accumule les clichés. Ce n’est certes pas une surprise d’en avoir dans un film d’amour. Qui ne pourrait pas en accepter quelques-uns ? Je suis désolée de vous le dire, mais, selon moi, ces clichés envahissent le scénario. Le petit ami parfait compréhensif, la vie new-yorkaise sans défaut, des déclarations d’amour à foison, etc., font too much et peuvent agacer le spectateur. Certes, "À tous les garçons" est sorti deux jours avant la Saint Valentin avec le probable objectif de nous donner du rêve, nous montrer que l’amour peut être toujours triomphant ; les films nous aident nous évader. Pour autant, il me semble important que les dits films nous ancrent dans une certaine forme de réalité. Soyons donc clairs : autant de clichés, agréables ou non, ne peuvent arriver dans une vie, et encore moins à 17 ans.

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Lana Condor, Noah Centineo, Madeleine Arthur et Ross Butler - Copyright Katie Yu/Netflix
L’amour pour petits … et pour grands

Ce dont le spectateur peut être convaincu en terminant cette trilogie est que l’amour connaît sans cesse des rebondissements et doit faire face à de nombreuses épreuves ; pour un public adolescent voir préadolescent, cela peut s’avérer être rassurant. Que ce soit Kitty avec le jeune coréen, Lara Jean avec Peter, Trevor avec Chris, Dan avec Trina ; chacun de ces personnages est pris dans le tourbillon de l’amour avec ses aléas et ses réussites en laissant au fur et à mesure tomber ses a priori. Voir évoluer ces personnages, jeunes et moins jeunes, dans leurs premiers ou derniers émois amoureux peut toucher une partie des spectateurs.

Un film pop

Dans l’ensemble des films "À tous les garçons", les couleurs sont vives. Que ce soit le décor ou les vêtements, cette trilogie de films peut apporter de la gaieté autrement qu’à travers la simplicité du scénario. Dans l’univers de « À tous les garçons », tout est idéal même quand les protagonistes sont tristes ; la mise en scène et les décors sont très esthétiques. L’enchaînement de courtes scènes pendant la découverte de New York m’ont fait penser au film « LOL USA », réalisé par Lisa Azuelos, lorsque les personnages visitent la ville de Paris. De plus, la bande-originale de la trilogie est toujours une réussite. Elle aura même permis à des chansons comme « I Like Me Better » de l’artiste Lauv ou le classique « Everybody Wants to Rule the World » de Tears For Fears d’être découverts voire redécouverts par le grand public.

Le nombre élevé de clichés est donc un poids pour le film et pourrait à force donner mal à la tête à certains spectateurs. Pour autant, la fin positive est conforme à ce que le public pourrait en attendre : la traditionnelle « happy end ». Si vous avez envie de légèreté et d’avoir la certitude de vous installer devant un film rempli de feel good "À tous les garçons : pour toujours et à jamais" est fait pour vous !

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