28 octobre 2020
Netflix

Eurovision Song Contest : Ja Ja Ding Dong

Par David Mauqui

Alors que l'été s'avance et que les cinéphiles ressortent timidement la tête, la plateforme Netflix ose lancer, avec "Eurovision Song Contest", un film sur le prestigieux concours de l'Eurovision qui fut annulé cette année pour des raisons qui ne sont plus à mentionner. Une fois n'est pas coutume, le résultat n'est pas si mal.

Islande, Lars rêve depuis qu'il est enfant de devenir une star de l'Eurovision après y avoir vu Abba. Poursuivant ce rêve alors qu'il a dépassé la quarantaine en compagnie de Sigrit, qui n'est probablement pas sa sœur (dans le texte), il est sélectionné dans des circonstances rocambolesques pour représenter son pays.

Co-écrit et produit par Will Ferrell ("Les Rois du Patin", "Elf", "Very Bad Cops") sous la direction de David Dobkin, plus connu pour ses clips musicaux, il réunit une palette d'acteurs et artistes internationaux, choix qui pour une fois est justifié par le contexte mondial de l'événement. En tête de rayon, Pierce Brosnan (James Bond, "Nomads") et Rachel McAdams (Irene Adler dans "Sherlock Holmes") pour notre plus grand plaisir.

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Will Ferrell et Rachel McAdams - Copyright Netflix

Visuellement, le film nous emporte de l'Islande à l'Écosse, qui impliquent des paysages éblouissants aux couleurs froides qui viennent contraster l'univers extrêmement coloré de la pop culture poussée à son paroxysme et souligne le décalage entre les deux réalités, soutenu par une musique... Oui, bon, si vous avez regardé une fois dans votre vie cette compétition, vous imaginerez facilement de quoi il s'agit.

Sur le plan dramatique, on devra être sensible à l'humour très particulier de Will Ferrell moins porté sur la bonne réplique ou punchline que le développement de situations singulières. Il flirte également avec la poésie et le merveilleux. On est à la fois dans la dure réalité du capitalisme et de ses enjeux à la fois économiques et politiques et la magie des contes de fées. Et oui, le film est garanti tout public (quoique les statues...), sans doute pour continuer de coller au contexte.

Je vous invite donc, à déguster ce bonbon horriblement sucré et aux multiples saveurs qui coloreront vos yeux de son arc-en-ciel de colorants artificiels. On pourra parler de chef d'œuvre dans son registre sur le plan de la production et on passera en tout cas un moment agréable avec un divertissement léger et naïf, ce qui ne fait jamais de mal de temps en temps.

Toutes les critiques de "David Mauqui"

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