6 décembre 2021
Netflix

Godless : Un époustouflant western

Par Clara Lefèvre-Manond

Genre cinématographique iconique s'il en est, le western n’est pas quelque chose que l’on réinvente à la va vite. Et pourtant ! Netflix a réussi un tour de maître avec sa mini-série "Godless", sortie en 2017. Avec "Godless", la plateforme au sigle rouge s’est offert un premier western sensationnel, il faut bien le reconnaître !

C'est quoi cette série ?
On vous emmène en 1880, à La Belle, ville du Nouveau Mexique aux Etats-Unis, qui s’est vu privée de toute sa population masculine à la suite d’un accident minier. La cité est aujourd’hui dirigée par des femmes. D’un autre côté, le hors-la-loi, Frank Griffin, traque son ancien partenaire Roy Goode, devenu un ennemi. Mais, voilà, ce dernier s’est réfugié à La Belle et où les habitants de la ville vont tout faire pour se protéger de Griffin et de sa bande de hors-la-loi.. 

Mini-série de 7 épisodes - Avec Jack O'Connell, Michelle Dockery, Scoot McNairy
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Jack O'Connell et Jeff Daniels - Copyright Ursula Coyote/Netflix
Une brillante réussite
Réalisée par Scott Frank (à qui l'on doit "Balade entre les tombes" avec Liam Neeson et "Le jeu de la dame"), "Godless" est un réel petit bijou autant d’un point vue visuel qu'émotionnel. C’est une série palpitante et émouvante par moments. Côté visuel, les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Le directeur de la photographie, Steven Meizler, a fait un travail exceptionnel. On est en plein dans l’Ouest américain, il n’y a pas de doute. Au niveau des costumes, rien à redire. Pas de fausses notes. Tout correspond à l’époque dans laquelle se tient l’intrigue.

Côté émotionnel, c’est aux acteurs que l’on doit ce que l’on ressent. "Godless", c’est aussi un casting très féminin avec Michelle Dockery, Merritt Wever ou encore Jessica Sula. La très British, Michelle Dockery, est éblouissante. Surprenant de voir l’actrice en fille de Lord dans "Downton Abbey" se muer en éleveuse de chevaux dans un western, mais elle est plus que convaincante.

Merritt Wever est, elle aussi, bluffante en shérif indomptable. Roy Goode est interprété par Jack O’Connell (découvert dans "Skins"), tout aussi juste et crédible. L'ensemble des personnages a ainsi une réelle profondeur. Les scénaristes ont pris le temps de développer des rôles consistants. Voilà qui fait énormément de bien (à la série comme à nous, chers spectateurs). De ce fait, on s’attache à eux.

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Jeff Daniels - Copyright Ursula Coyote/Netflix
Une chevauchée sauvage au croisement de deux époques
"Godless", c’est le tout premier western de Netflix. On aurai pu penser, quel massacre vont-ils en faire ? Mais que nenni ! La mini-série "Godless" répond aux codes que l’on retrouve dans les westerns des années 60 ("Bandolero", "Les Chasseurs de Scalps", "Will Penny, le solitaire", etc.), tout en intégrant des thématiques contemporaines, notamment la place de la femme dans ce monde de mâles dominants. Référence à "Rio Bravo" ?

La série, vous emporte réellement avec elle dans les plaines sèches du Nouveau Mexique. L’histoire monte crescendo et on ne s’ennuie définitivement pas. Avec des épisodes (7 en tout de 1h15 environ), ce n’est pas une série que l’on avale en une journée, enfin sauf si vous le voulez, mais sachez que "Godless", ça se savoure. Netflix, a décidément fait mentir tout ceux qui clament que "Netflix ce n’est pas du cinéma !" puisque, avec "Godless", on reprend tous les codes du cinéma et du western. Seule la diffusion diffère : c’est une série et c’est sur une plateforme de streaming.

Vous l’aurez saisi "Godless", c’est une série à voir ou à revoir. Réelle claque cinématographique et oeuvre d’art à part entière, Netflix a fait très fort avec cette mini-série. Laissez-vous convaincre par les acteurs et les paysages de cette ville appelée La Belle. "Godless" est donc sortie en 2017 comme on le précisait dans l'introduction de cet article. Depuis, on est en droit de se demander quand la plateforme en question parviendra-t-elle à produire à nouveau des contenus d'aussi grande qualité ?



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