24 septembre 2021
Netflix

SAS Rise of the Black Swan : Mauvais signe

Par François Bour

Les films d'action sont nombreux sur Netflix. "SAS : Rise of the Black Swan" est un exemple de ce que la plateforme aime faire. A savoir des films reposant essentiellement sur le casting. Sauf qu'ici, aucune vedette ne porte le dit film pour attirer le chaland. Alors le casting reste curieux, oui, mais pas vraiment au top !

"SAS : Rise of the Black Swan" est l'exemple parfait du film Netflix qui se prive de son élément majeur. Pour, peut-être, ouvrir une nouvelle option. Nombre des créations originales reposent, en effet, sur une vedette hollywoodienne. Cela demande, sans doute, un plus gros budget, mais il y a un certain gage de qualité garantie. Bien que le budget restant soit rarement mis dans le choix du ou des scénaristes. Sans ce nom portant le film sur ses épaules, la création devient bien moins intéressante. "SAS : Rise of the Black Swan" est un long-métrage d'action sans scénariste doué pour un récit "mainstream", avec un réalisateur inconnu et des effets spéciaux bas de gamme. Avec une vedette, c'est parfois suffisant. Mais, là, Netflix a fait un autre choix.

Déjà vu quelque part

Il y a un intérêt dans ce "SAS : Rise of The Black Swan". Pour ceux qui font le film d'abord. Plus précisément pour son casting. Sans vedette, donc, mais avec des acteurs et actrices bénéficiant d'une exposition nouvelle. Ces fameux seconds rôles des grosses productions. Des acteurs ou actrices cantonnés à une présence dans une série dont le succès oriente leur carrière. Ces visages connus des spectateurs et téléspectateurs. Des abonnés Netflix aussi. "Ah ! Mais oui, c'est l'actrice qui jouait dans...",  "Ah ! Tiens, c'est l'acteur de la série...", sont autant de mots qui seront, pensés, prononcés devant "SAS : Rise of The Black Swan".

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Andy Serkis - Copyright 2018 splendid film GmbH

A partir de maintenant va donc être révélé le seul intérêt du film. Il est donc déconseillé de poursuivre la lecture si la curiosité l'emporte... Il faut commencer par le premier visage mis en avant par la plateforme. Celui de Ruby Rose. Coté séries, l'actrice incarnait Batwoman dans les productions DC Comics. Au cinéma, elle a eu l'honneur de combattre Keanu Reeves dans "John Wick 2". Dans "SAS : Rise of the Black Swan", elle partage l'affiche avec Sam Heughan (le héros de "Outlander") et Andy Serkis. Ce dernier est peut être la seule "vedette" du septième art qui soir présent dans la distribution. Acteur et réalisateur, le britannique a une belle filmographie. Dans laquelle, sa participation à ce "SAS" fait un peu tâche, il faut le dire, d'autant plus qu'il s'agit encore d'un second rôle. Comme au cinéma. 

Des seconds couteaux pour un film de seconde zone

"SAS : Rise of the Black Swan", c'est comme un math amical international de l'équipe de France. Cela existe pour offrir du temps de jeu et des sélections à des remplaçants, des seconds rôles. Par exemple, Hannah John-Kamen (l'assassin dans "Ant-man et la guêpe") ou bien encore Tom Hooper ("The Umbrella Academy") et Owain Yeoman (Wayne Rigsby dans "The Mentalist") coté séries. Pour leurs rôles les plus évocateurs bien sur. 

Bon et sinon à part ce petit jeu de qui est qui ? Eh bien, il n'y a qu'à connaitre le nom des personnages principaux pour se faire une idée. Le synopsis ? Un agent des forces spéciales anglaises, Tom Buckingham, qui se retrouve au beau milieu d'une attaque sur l'Eutostar, sous la manche, en compagnie de son amoureuse au cœur tendre et médecin : le docteur Hart (Cardiologue ?). Tous deux opposés à une mercenaire, qualifiée de Black Swan, et dénommée Grace. Cela ne s'invente pas et montre la profondeur de la réflexion menée sur un film tourné en 2018. Le signe semble avoir eu bien du mal à décoller et il n'est pas sur qu'il aille bien loin au regard de la qualité de son vol. 

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