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Vampires : Ils sont aussi en France

Par Clara Lefèvre-Manond


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Netflix continu d’explorer les séries françaises. Après "Marianne" ou "Mortel", "Vampires" a fait sa sortie le vendredi 20 mars. À l’heure où tous les pays (ou presque) en ont produit une, en France aussi le mythe des suceurs de sang intéresse. Tirée du roman éponyme inachevé de Thierry Jonquet, la série a été créée par Benjamin Dupas ("Dix pour cent", "Vernon Subutex") et Isaure Pisani-Ferry ("Platane"). Mais est-ce que la série "Vampires" vaut le coup d’oeil ?

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Un teen drama plutôt dark

L’histoire se déroule à Belleville de nos jours. La famille Radescu vit clandestinement et voit sa vie basculer quand Doïna, adolescente de 16 ans, découvre être un vampire d’un nouveau genre. Mi-humaine mi-vampire, Doïna apprend à vivre avec sa double nature dans une famille assez dysfonctionnelle. Doïna a la vie d’une adolescente de son âge, enfin presque. Parce que d’un autre côté, une société secrète de vampire traque sa famille.

Il y a un léger côté teen drama à cette série, entre le questionnement existentiel, l’envie de faire la fête, les querelles de lycéens et le triangle amoureux, on est servi ! Lumières sombres, néons, univers étrange, moderne, urbain et sanguinaire… On est vite amené dans un Paris d’aujourd’hui mais complètement parallèle.

Exit les "Vampires Diaries", "True Blood" et compagnie… Vampires se démarque justement du côté teenager ou blockbuster, trop souvent présent dans les productions américaines. Et on ne peut que remarquer l’absence de sexe, dans les films et séries traitant du sujet, les vampires ont toujours une sexualité exacerbée. Dans Vampires, on joue sur les pulsions, les ralentis d’images, le son... et bon ok quelques bisous ! Mais ça fait du bien de ne pas toujours voir la même chose !

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Un casting plus brillant que la série

Avec six épisodes d’une quarantaine de minutes, "Vampires" se binge-watch facilement. Mais (oui il y a toujours un mais), ce n’est pas sans difficulté que la série se regarde. Premièrement, la série n’échappe aux clichés de la série française signée Netflix : trop souvent brouillon. Au-delà des clichés français, il y a les sempiternels clichés sur les vampires : mutation génétique, soleil, force supérieure… Cela dit, pas de pieux, pas d’ail, de crucifix ou de cercueil à la place d’un lit.

Quelques longueurs, surtout dans les trois premiers épisodes, et des scènes parfois mal jouées. C’est à partir du quatrième épisode que l’action s’intensifie. Pour tout dire, c’est à partir de cet épisode l’on entre enfin dans la série. Et le casting de haut vol de "Vampires" n’y est pas pour rien. Oulaya Amamra (César du Meilleur espoir féminin pour son rôle dans "Divines"), qui interprète le rôle de Doïna, est assez bluffante. Son duo avec Dylan Robert (également césarisé pour son rôle dans "Shéhérazade"), est électrique...

Certes, la série est tournée de manière à ce que l’on sente cette tension entre les deux protagonistes, mais les deux acteurs n’y sont pas pour rien ! Leur duo foudroyant relève un peu le scénario parfois lent ou prévisible. Pierre Lottin, est également excellent dans son rôle de grand frère suceur de sang. Contrairement à Suzanne Clément (grande actrice qu’on a notamment vu dans "Mommy") qui est un peu décevante à certains moment…

En bref, "Vampires" rempli son contrat : divertir. Mais elle est loin d’être la meilleure production Netflix française. Si vous êtes en quête d’un peu d’action, fan du mythe des vampires, ou déjà à bout de son confinement, "Vampires" est alors faite pour vous.

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