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Velvet Buzzsaw avec Jake Gyllenhaal et Rene Russo

La critique du film Velvet Buzzshaw diffusé sur Netflix

Par Victor Van De Kadsye

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L'alliance entre Dan Gillroy et Netflix s'avère être cohérente face aux problèmes inhérents à certains films diffusés par Netflix : des productions beaucoup trop longues pour si peu de choses à raconter.

"Velvet Buzzsaw" ne déroge malheureusement pas à cette règle. 1H52 pour raconter une mise-à-mort de l'art contemporain plutôt balourde en compagnie de Jake Gyllenhaal et Rene Russo.

Après avoir exploité et marchandé les œuvres d'arts d'un artiste mystérieux récemment décédé, c'est tout un groupe auto-centré, spécialisé dans l'art contemporain, qui va se détruire. Les premières minutes annoncent vite la couleur du film : lors d'un vernissage d'une exposition, tous les protagonistes présentés paraissent antipathiques et caricaturaux.

Jake Gyllenhaal joue un critique d'art irritant et ridiculisé par un jeu outrancier (Il ressort les mêmes gros yeux inquiétants que dans "Night Call"). Pendant ce temps, René Russo incarne une marchande d'art tout aussi horripilante. Le tout à quelle fin ? Un message barbant sur les acteurs de l'art moderne qui tuent petit à petit ce pourquoi ils ont fait carrière au profit monétaire.

Les meurtres s'enchaînent, sans aucune inventivité. Les personnages détestables disparaissent un par un pour un message que l'on comprend déjà. Plutôt que de proposer une solution à des problèmes évidents sur la marchandisation de l'art, le film se contente de faire un constat sans substance, sans nuance.

C'était déjà le cas dans "Night Call", thriller où Jake Gyllenhaal campait déjà un anti-héros effrayant dans le monde des médias. Et c'était bien plus passionnant. Une fois que Gillroy a tout dit, au bout d'une demi-heure, difficile d'être captivé d'avantage.

On quitte "Velvet Buzzsaw" étouffé par l'ennui. Sa charge envers le monde mondain de l'art, entre critiques (y voir une petite pique face aux critique de "L'affaire Ronan J."?) et commerçants sans âme, devient finalement aussi antipathique que les personnages qu'il s'empresse de détruire.

Dommage, il aurait été plaisant de voir une version série B de "The Square" de Ruben Ostlund...

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