8 décembre 2019

Arnold Schwarzenegger

portrait-arnold-schwarzenegger
Nationalité : Autrichienne

Métier : Acteur

Dernier film : Terminator : Dark Fate

Crédits photographiques : 20th Century Fox France


Depuis sa création en 1895, le cinéma a toujours été sensible aux de héros musclés. Ainsi, peut-on tout de suite penser à Victor Mature, inoubliable Samson pour le film de Cecil B. deMille, en 1949, qui avait suivi une carrière théâtrale, avant de s'aventurer au cinéma. On peut également retenir Steve Reeves qui est apparu sur les écrans à partir de 1954. Steve Reeves fut le premier Monsieur Muscle a avoir connu une popularité internationale par le biais du septième art. Certes, ses capacités de comédien étaient plus que limitées. Cependant, sa musculature photogénique et ses capacités physiques faisaient des merveilles dans les scènes d'action.

Pendant plus de 10 ans, il fut la star d'une série de péplums et de films d'aventures, incarnant les héros valeureux de la mythologie avant de se retirer sagement dans son ranch du Montana, fortune faite. Avec Arnold Schwarzenegger, nous entrons dans une autre dimension, car sa carrière correspond à une tout autre époque. Plus question de péplums ou de grandes fresques historiques.

Place aux films fantastiques, à l'heroic-fantasy, à la science-fiction et ses effets spéciaux et surtout aux metteurs en scène d'une autre dimension qu'un Riccardo Freda de la période Reeves, puisqu'ils ont pour nom James Cameron, John Mc Tiernan ou Paul Verhoeven.  On remarque le brio de la carrière d'un acteur à la qualité des réalisateurs avec lesquels il a travaillé. Dans cette perspective, Arnold Schwarzenegger a pleinement atteint son but : travailler avec les meilleurs...

Et encore, c'était bien avant de devenir gouverneur de Californie dans les années 2000 puis, sa carrière politique désormais derrière lui, de prendre la décision de revenir devant les caméras pour le plus grand plaisir des cinéphiles...


AUX ORIGINES D'UN MYTHE 

Arnold Schwarzenegger est né le 30 juillet 1947 à Graz, en Autriche, petit pays six fois plus petit que la France, plus connu pour son Tyrol et ses chanteurs folkloriques, que pour son cinéma quoique qu'il soit le pays d'origine de Georg-Wihlem Pabst ou d'Otto Preminger.

Quant à la ville de Graz, que certains connaissent du fait de la participation de son équipe, le Sturm Graz, aux joutes footbalistiques européennes à la fin des années 1990, elle se situe à deux cents kilomètres au sud de Vienne. Le jeune Schwarzenegger y a connu une enfance stricte, dans un milieu modeste, où les valeurs intellectuelles étaient fondamentales, ce qui explique la qualité de la formation du comédien. 

Arnold fut très tôt un enfant chétif, sujet aux maladies. Ceci peut paraître étonnant pour qui ne le connaît qu'à travers le cinéma. Toutefois, il est utile de rappeler que l'Autriche, coupable de nazisme, fut occupée jusqu'en 1955, par les quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Ceci affecta durablement le développement économique de ce pays et de celui de ses habitants.

Voilà pourquoi, à l'âge de quinze ans, pour remédier à ses déficiences physiques, le jeune Arnold décide-t-il de s'inscrire dans une salle de musculation. Il y fait rapidement preuve d'une connaissance scientifique de son corps et de ses muscles. Ainsi peut-il s'entraîner avec les meilleurs tout en rêvant des plus glorieux : Steve Reeves, Gordon Scott ou Reg Park.

Le service militaire achevé, Arnold s'installe à Munich. Il a l'opportunité d'y dispenser des formations d'éducation physique tout en participant à des compétitions, et en suivant des cours du soir. Fort de ses notions d'économie, Arnold se porte acquéreur de la salle d'entraînement où il travaille. A vingt ans, en 1967, après plusieurs années d'effort, il devient pour la première fois Monsieur Univers, s'ouvrant par la même occasion la porte dorée du continent nord-américain.

Dès 1968, il participe à différentes compétitions et apprend à transformer chacune de ses apparitions en un véritable show conforme à la mentalité américaine. De 1969 à 1975, personne ne parvient à le détrôner du titre de Monsieur Univers. Parallèlement, il poursuit des cours à l'UCLA (University College of Los Angeles) portant sur le monde des affaires et l'acquisition d'une solide culture générale.

A cette époque, il prend également contact avec le cinéma dans "Hercules à New York" d'Arthur Seidelman, en 1969. Ce film est une telle catastrophe qu'il fallut attendre la gloire de Schwarzenegger pour qu'il connaisse de nouvelles diffusions sur les écrans. Une autre apparition est à mentionner dans "Le privé" avec Elliott Gould, film réalisé par Robert Altman, en 1971.

Cependant, la prestation de l'acteur passa pratiquement inaperçue. Le petit écran fait de même appel à ses services. Par exemple, le 15 mai 1977, dans le show "Les rues de San Francisco", une série produite par Quinn Martin avec Karl Malden et Michael Douglas (puis Richard Hatch durant la saison 76/77) et diffusée de 1972 à 1977. Dans un épisode, il interprète un bodybuiler aux réactions plutôt violentes, rien d'original... 

Le constat est évident, la carrière de Schwarzenegger ne décolle pas, car le cinéma américain des années 1970 est plutôt orienté vers l'analyse sociale et l'introspection, laissant peu de place aux fortes carrures pour préférer des acteurs tels Al Pacino ou Robert de Niro. Mais, en 1976, la sortie de "Rocky" avec Sylvester Stallone commence à modifier la donne en permettant à un héros musclé de tenir le haut de l'affiche. De plus, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, plusieurs super-héros sont l'objet d'une adaptation au cinéma ou à la télévision : "Superman" avec Christopher Reeves, "Flash Gordon" avec Sam Jones, "Spiderman" avec Nicholas Hammond et enfin "Hulk" avec Lou Ferrigno sans oublier Buck Rogers interprété par Gil Gerard.

Une nouvelle tendance se développe parallèlement avec l'Heroic-Fantasy qui présente des héros vivant dans une sorte de préhistoire. Ainsi, un certain Conan, homme haut en taille et en couleur, habitant une région mal définie où règnent la sorcellerie et la loi du plus fort. Conan est né de l'imagination fertile de Robert E.Howard, en 1932...

Cette histoire épique, pleine de fureur et de violence attire l'attention du producteur Dino de Laurentis et du réalisateur John Milius. Ce dernier occupe une place à part dans le cinéma américain, plus attiré par les films de John Wayne que par ceux de Montgomery Cliff, scénariste de grands succès tels que "Jeremiah Johnson" ou "Apocalypse Now". Aussi, le personnage de Conan, dans le style "je détruis tout et je ne m'encombre pas de paroles inutiles" s'impose à lui.

Le scénario de Conan est co-écrit avec Oliver Stone. Selon la légende dorée d'Hollywood, on dit que c'est Steven Spielberg en personne qui aurait conseillé à son ami John Milius d'engager Schwarzenegger. D'autres affirment que c'est le producteur exécutif Edward Pressman qui susurra le nom du comédien. D'autres prétendent encore que c'est par l'intermédiaire de Ron Cobb, le décorateur en chef, que le contact s'est établi. Hollywood, Hollywood quand tu nous tiens... 

Avec un budget de 21 millions de dollars, le tournage débute en 1980 en Espagne. Arnold est solidement entouré avec James Earl Jones (l'Amiral Greer dans "Jeux de guerre" et "Danger immédiat" et surtout la voix de Darth Vador), Max Von Sydow et Sandahl Bergman. Présenté sur les écrans américains à partir de mars 1982, "Conan le barbare" est un immense succès pulsé par la musique signée Basil Poledouris.

Une suite est mise en chantier sous la direction de Richard Fleisher (le réalisateur du film "Les vikings" en 1959 avec Kirk Douglas et Tony Curtis, une réussite du genre...). Projetée en 1983, "Conan le destructeur" fut un demi-succès et, malgré toute l'admiration que l'on peut avoir pour Ennio Morricone, sa partition musicale sonnait faux pour illustrer un tel univers. 


STAR DES ANNEES 80

Les années 1980 démarrent donc en fanfare pour Arnold et, en 1984, c'est la rencontre avec James Cameron. Ce dernier est encore méconnu à cette date. Il a travaillé longuement avec le pape de la série B, Roger Corman. Il signe par ailleurs le scénario de "Rambo II". Au préalable, il a conçu les effets spéciaux pour le chef d'oeuvre de John Carpenter : "New York 1997".

Le tournage de "Terminator" démarre le 19 mars 1984 à Los Angeles. Par souci d'économie, James Cameron tourne exclusivement dans des lieux existants qu'il faut redécorer. Pour 6,5 millions de dollars, le cinéaste fait preuve d'une redoutable ingéniosité. Quant à Arnold, il s'entraîne très dur pour maîtriser le fonctionnement des armes. Il est à noter, qu'initialement, Arnold devait tenir le rôle dévolu à Michael Biehn.

Le succès est au rendez-vous pour un film qui devient immédiatement une référence dans le domaine du film d'action. Le montage des scènes de fusillades sont devenus depuis un modèle pour tout apprenti cinéaste.

En 1985, Arnold commet une erreur en acceptant de tourner "Kalidor" sous la direction de Richard Fleisher avec Brigitte Nielsen. Soyons indulgents et disons simplement que le film est très mauvais... On ne peut sauver de ce désastre que les seules scènes d'action dirigées par le cascadeur Vic Amstrong. Rien pourtant ne pourra empêcher "Kalidor" d'être un échec sans appel qui signa l'arrêt de mort de l'Heroic-Fantasy dans les salles.

Arnold étudie ensuite une possible adaptation d'un roman de Philip K.Dick : "Total Recall", mais le budget est trop lourd bien que l'on pense à John Carpenter pour le réaliser. Ce projet restera en sommeil pendant cinq ans. C'est alors qu'Arnold est contacté par le producteur Joel Silver qui lui fait lire un scénario signé Steven E.de Souza. Dirigé par Mark Lester, "Commando" nous présente John Matrix (un nom plein d'avenir...), un mercenaire, dont la fille est kidnappée par un ancien compagnon d'armes. Le film sort sur les écrans à l'automne 1985 et les critiques sont abasourdis par la violence du film, qui est cependant sérieusement teintée d'humour, ce qui enlève tout aspect réaliste à cette production.

Présenté la même année que "Rambo II", ce film marque le début de la compétition entre les deux poids lourds du box-office. Désormais, Schwarzenegger et Sylvester Stallone vont  se concurrencer pour la conquête du marché des films d'action, au point de développer un véritable duopole.


ARNOLD LE GRAND

De façon surprenante, Arnold accepte de coopérer à nouveau avec Dino de Laurentis, le producteur de "Kalidor". Ce dernier doit se remettre de l'échec de "Dune" et envisage de financer un film policier : "Le contrat" avec John Irvin derrière la caméra. C'est une constante dans la carrière de Schwarzenegger que ces retours en arrière à la limite de la régression. "Le contrat" dispose d'un scénario d'une banalité affligeante que le punch des séquences d'action parvient difficilement à sauver. Le résultat au box-office est édifiant, à peine 16 millions de dollars de recettes. Une misère... 

Toutefois, avec Arnold, il ne faut jamais désespérer et 1986 va donner raison à l'acteur. Joel Silver lui fait lire une histoire surprenante, celle d'une chasse à l'homme dans la jungle, au cours de laquelle, un groupe de soldats hyper-entraînés devient la cible d'un monstre de l'espace. La réalisation est confiée à John Mc Tiernan, auteur de deux cents spots publicitaires. Le tournage se déroule au Mexique et le casting est magnifique avec Carl Weathers (Apollo Creed dans la série des "Rocky"), Sonny Landham (vu dans "48 heures" de Walter Hill) ou Shane Black (auteur ensuite du scénario de "L'arme fatale"). Bref, le gratin des efficaces et sales gueules du cinéma d'action des années 1980 s'est donnée rendez-vous pour un monument du genre : "Predator".

Entre Puerto Vallarta, Jalisco et Palenque, retentissent les coups de feu et les explosions. Le tout orchestré par John Mc Tiernan qui démontre avec un brio stupéfiant qu'il est un maître du cinéma d'action. Mentionnons également la musique d'Alan Silvestri qui donne au film tout son intensité dramatique. Le film sortira en juin 1987 et ce sera le succès de l'année. 

En septembre 1986, commence le tournage de "Running Man". Arnold y incarne Ben Richards, un ex-flic, cible d'un jeu redoutable pour la télévision. Il est clair que le sujet du film déclencha une polémique et une procédure judiciaire tant il fait penser au film d'Yves Boisset : "Le Prix du Danger" avec Gérard Lanvin. Il faudra plusieurs années pour qu'Yves Boisset et son producteur Alain Sarde obtiennent gain de cause.

"Running Man" est signé Paul Michael Glaser (le Starsky de "Starsky & Hutch" diffusée entre 1975 et 1979, série pour laquelle Paul Michael Glaser avait réalisé quatre épisodes). Le film est projeté sur les écrans fin 1987. C'est un nouveau succès qui fait de 1987 l'année Schwarzie. En 1988, Arnold décline un nouveau projet de Joel Silver : "Piège de cristal". Il préfère rejoindre Walter Hill pour "Double détente" qui lui permet de marier action et humour. Il y incarne Ivan Danko, un flic originaire de Moscou, dont les méthodes musclés vont faire merveille au pays du capitalisme. Walter Hill profite de la circonstance pour reformer un duo type "48 heures" en associant Arnold à James Belushi. Pour la première fois, un film américain est partiellement tourné à Moscou. Le film sort en juin 1988 et confirme le statut de super-star d'Arnold. L'impact du film réside dans son refus de tout manichéisme, Pérestroika oblige...

Arnold enchaîne ensuite avec une comédie signée Ivan Reitman : "Jumeaux" aux côtés de Danny de Vito. Film assez insipide et pas trop drôle, signé par un metteur en scène moins inspiré qu'à l'époque de "SOS fantômes". Il engrange quand même la bagatelle de 100 millions de dollars au box-office, en décembre 1988. Rien ne semble arrêter l'acteur dans sa quête du pouvoir à Hollywood et le public le plébiscite, même dans ses plus mauvais films. 

Depuis cinq ans, le projet "Total Recall" circule de main en main : Bruce Beresford, Ridley Scott, George Miller, John Carpenter on été pressentis. Cependant, en 1989, le film est au point mort car Dino de Laurentis ne peut assurer le financement d'une production aussi lourde. C'est pourquoi, Arnold contacte Mario Kassar et Andrew Vajna, les présidents de Carolco et producteurs de "Rambo II" et de "Double détente". Arnold impose par ailleurs Paul Verhoeven derrière la caméra, car il a beaucoup apprécié son "Robocop" qui est sorti en 1987...

Les studios mexicains de Churubesco sont loués pour accueillir l'équipe de production. Sharon Stone, Rachel Ticotin, Ronny Cox et Michael Ironside (tout droit sorti de la série "V") viennent judicieusement compléter le casting. Jerry Goldsmith est engagé pour composer la musique qui deviendra un must pour tout amateur qui se respecte. Le film sort sur les écrans américains pendant l'été 1990 et explose le box-office. Evoluant entre "Jumeaux" et "Total Recall", Arnold Schwarzenegger est devenue la star qui peut désormais exploiter deux pistes : la comédie et le cinéma d action, deux genres dans lesquels les aptitudes naturelles de Arnold Schwarzenegger peuvent être savamment employées.


UNE DECENNIE ENTRE OMBRE ET LUMIERE 

En 1990, Arnold concrétise un vieux rêve : celui de la réalisation. Mais il ne se sent pas de taille pour le grand écran et se reporte donc sur la petite lucarne magique. Ainsi tourne-t-il un épisode des "Contes de la crypte", une série co-produite par Joel Silver et Walter Hill pour le compte de la chaîne HBO. L'épisode intitulé "The Switch" présente un homme vieux et riche qui tombe amoureux d'une belle et jeune femme. Pour ses beaux yeux, il accepte une opération de chirurgie esthétique. D'une durée de 26 minutes, interprété par William Hickley et Kelly Preston, ce segment est considéré comme une réussite que la télévision française pourrait nous faire découvrir. 

Le 13 mai 1990 démarre dans l'Oregon, le tournage d'"Un flic à la maternelle". Programmé pour être projeté dans les salles à Noël, ce film est une véritable ineptie, destiné à ravir un public familial, le tout teinté d'une morale douteuse concernant l'éducation des jeunes enfants. Cette production est un nouvel accroc dans un parcours pourtant digne d'intérêt. Le fait qu'Arnold n'ait jamais caché ses sympathies pour le parti républicain explique partiellement le côté conservateur du propos de ce film, mais ne peut qu'irriter un spectateur exigeant. Bref, un film à bannir de votre dvdthèque !

Toutefois, vous le savez désormais, avec Arnold, les rebondissements sont fertiles et nombreux. C'est le cas, en 1991, avec la suite tant attendue de "Terminator" qui nous réconcilie avec l'acteur. Bénéficiant d'un budget à la hauteur, plus de 100 millions de dollars investis, ce blockbuster est maîtrisé de bout en bout par un James Cameron au sommet de son art. Pas de faute de goût ni de propos racoleur, des effets spéciaux qui font date, des séquences d'action hallucinantes, un rythme soutenu, une musique signée Brad Fiedel... Que demander de plus ? 

Décidé à jouer avec son propre mythe, Arnold retrouve John Mc Tiernan pour "The Last Action Hero". On reste pantois devant cette brillante réussite tant visuelle que scénaristique. Arnold y incarne Jack Slater, une star de fiction qui va être propulsée de l'autre de l'écran, dans le monde de la réalité. Jouant à fond sur les deux tableaux, celui de l'écran et celui de la vie au quotidien, "The Last Action Hero" est parfois une troublante méditation sur la condition de vedette du 7ème Art. A nouveau, Arnold prouve qu'en s'appuyant sur une histoire solide et un metteur en scène chevronné, il est possible de distraire intelligemment.

"True Lies" de James Cameron, adapté du film de Claude Zidi, "La totale", part d'un postulat identique. Néanmoins, on peut être plus réservé en appréciant le résultat final. Jamie Lee Curtis peine à incarner une brave ménagère se transformant en femme fatale, et espionne de surcroît, et donc capable de mener une double vie à l'instar de son mari. Dans une trop courte scène, on peut apercevoir Charlton Heston, en grand manitou des services secrets, quelques minutes pour mesurer la différence entre un acteur populaire tel Arnold et une véritable légende du cinéma...

La deuxième partie de la décennie 1990 est beaucoup plus pénible pour un Schwarzenegger, auquel la voie royale du succès immédiat semble faire la nique. Certes, "L'effaceur" signé Chuck Russell le repositionne dans son rôle favori de héros invincible, mais que penser de la suite de "Jumeaux" ou du pitoyable "La course au jouet" dirigé par Brian Levant ?

Les coups de coeur d'Arnold ne semble plus correspondre aux attentes de ses fans. C'est d'ailleurs son coeur qui le lâche par la suite. Arnold a toujours été présenté comme un modèle de robustesse physique totalement maîtrisée. Pourtant, la confirmation fut donnée par la suite que ses problèmes de santé de l'époque étaient liés à une consommation abusive de produits anabolisants, à un moment où il concourait pour le titre de Monsieur Univers. C'est donc un Arnold sauvé du drame que l'on a retrouvé dans le film de Peter Hyams, "La Fin des Temps", dont le résultat final laissait une impression mitigée tout comme "A l'Aube du Sixième Jour" de Roger Spotiswoode.


UN NOUVEAU DEPART

Le dernier film cité avait semblé préfigurer un retour en force du comédien. Ce qu'avait confirmé la sortie de "Dommage Collatéral" en juillet 2002 et de "Terminator III" en août 2003. On pouvait alors espérer, à l'époque, que notre patience soit enfin récompensée et que l'un des meilleurs des comédiens du cinéma d'action était bien de retour. Malheureusement, c'était avant que la politique ne s'en mêle pour une trop longue parenthèse.

Toutefois, et fort heureusement, Schwarzie acceptera de participer au film "The Expendables - Unité Spéciale" sorti en 2010 et qui aura constitué un nouveau départ. Puis, finalement débarrassé de ses pesantes fonctions politiques, Arnold a définitivement repris les chemins des studios avec "Expendables 2" sorti en août 2012. Ont suivi "Le Dernier Rempart" en janvier 2013 et "Evasion" en novembre de la même année.

Après "Sabotage" de David Ayer, et l'excellent "Expendables 3" de Patrick Hughes, d'autres projets se sont concrétisés depuis dont notamment "Maggie", "Terminator : Genisys", "Aftermath",  "Killing Gunther" et "Terminator : Dark Fate" qui est sorti le 23 Octobre dernier.

Christophe Dordain

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FILMOGRAPHIE
1970 - Hercule a New York (Seidelman)

1973 - Le privé (Altman)

1976 - Stay Hungry (Rafelson)

1977 - Arnold le magnifique (Butler)

1979 - Cactus Jack (Needham)

1979 - Scavenger Hunt (Schultz)

1981 - Conan le barbare (Milius)

1983 - Conan le destructeur (Fleischer)

1984 - Terminator (Cameron)

1985 - Kalidor, la légende du talisman (Fleischer)

1985 - Commando (Lester)

1986 - Le contrat (Irvin)

1987 - Running man (Glaser)

1987 - Predator (McTiernan)

1988 - Jumeaux (Reitman)

1988 - Double détente (Hill)

1990 - Terminator 2 : Le jugement dernier (Cameron)

1990 - Total Recall (Verhoeven)

1990 - Un flic à la maternelle (Reitman)

1993 - Last Action Hero (McTiernan)

1993 - Dave (Président d'un jour) (Reitman)

1994 - True Lies (Cameron)

1994 - Junior (Reitman)

1996 - La course aux jouets (Levant)

1996 - L'effaceur (Russell)

1997 - Batman & Robin (Schumacher)

1999 - La Fin des Temps (Hyams)

2000 - A l'Aube du Sixième Jour (Spotiswoode)

2001 - Dommage Collatéral (Davis)

2003 - Terminator 3 (Mostow)

2004 - Le Tour du Monde en 80 Jours (Coraci)

2010 - Expendables - Unité Spéciale (Stallone)

2012 - Expendables 2 (West)

2013 - Le Dernier Rempart (Ji-Woon Kin)

2013 - Evasion (Hafström)

2014 - Sabotage (Ayer)

2014 - Expendables 3 (Hughes)

2015 - Maggie (Hobson)

2015 - Terminator : Genisys (Taylor)

2017 - Aftermath (Lester)

2018 - Killing Gunther (Kiliam)

2019 - Terminator : Dark Fate (Miller)


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