Emmanuelle Béart

emmanuelle-beart-l-etreinte

Nationalité : Française
Métier : Actrice
Dernier film : L'Etreinte
Crédits photographiques : Pyramide Distibution
Portrait mis à jour le : 30 avril 2021


PORTRAIT

Née le 14 août 1963 à Saint-Tropez, fille du chanteur Guy Béart et d'un ancien mannequin, Emmanuelle Béart, de par les connexions de ses parents avec le milieu du spectacle (elle vit avec sa mère), tourne, enfant, dans Demain les mômes, sorte de fable d'anticipation utopiste, dont l'actrice dira plus tard n'en garder aucun souvenir. A l'âge de 15 ans, la voilà qui s'envole pour le Canada, où elle apprend l'anglais et passe son baccalauréat. De retour en France, elle se lance dans l'apprentissage de l'art dramatique sous la houlette de Jean-Laurent Cochet, et trouve rapidement un premier rôle dans "Un amour interdit", où elle joue une jeune femme qui intègre un couvent par dépit amoureux. Emmanuelle est nommée au César du Meilleur espoir féminin dans la foulée, mais il faudra attendre trois ans, pendant lesquels elle tourne pour la télévision (les téléfilms "Raison perdue", "La femme de sa vie", Zacharius"...) pour la retrouver sur grand écran, via son rôle marquant de Manon, la jeune fille sauvage de "Manon des sources", de Claude Berri.

Désormais célèbre, via le triomphe du film et un César du Meilleur second rôle, elle retrouve Edouard Molinaro (qui en avait fait une call-girl dans L'amour en douce, en 1984) pour la comédie "A gauche en sortant de l'ascenseur". C'est au cours du tournage de ce film qu'elle rencontrera Daniel Auteuil, qui partagera sa vie pendant plusieurs années, et l'affiche de certains de ses films. Enchaînant théâtre ("La répétition ou l'amour puni", "La double inconstance", "Le misanthrope") et cinéma, elle est méconnaissable en adolescente tourmentée qui se sort d'une névrose grâce au théâtre dans Les enfants du désordre.

Coup d'éclat au Festival de Cannes 1991, où elle apparaît, croquée par un peintre dans son plus simple appareil dans "La belle noiseuse" de Jacques Rivette. Prostituée blessée par le destin dans "J'embrasse pas", violoniste amoureuse d'un homme fermé à l'amour dans "Un cœur en hiver", lolita suscitant l'amour de son mari dans "L'enfer", femme libérée avant l'heure (le milieu du XXème siècle) dans "Une femme française", Emmanuelle Béart incarne depuis le début des années 90 l'éternel féminin à la française, libre et rebelle, farouche mais toujours sensuelle... Elle retrouve par la suite Claude Sautet pour "Nelly et M. Arnaud", où, secrétaire un peu paumée, elle ravive les souvenirs de jeunesse d'un vieil homme joué par Michel Serrault, puis trouve son premier rôle en anglais dans "Mission : impossible".

Sa carrière internationale semble pourtant se faire désirer, en dépit d'un rôle dans une production américaine indépendante, "Elephant Juice". Sœur pleine de vie dans "Voleur de vie" (aux côtés de Sandrine Bonnaire), Gilberte, fille de Swann et d'Odette dans "Le temps retrouvé", d'après Proust, névrosée hyperactive dans "La bûche" (sans doute un de ses meilleurs rôles), Emmanuelle Béart incarnait ensuite, à l'âge de la maturité, l'objet de toutes les affections du personnage campé par Charles Berling dans "Les destinées sentimentales". On aura retrouvé ensuite son tempérament fiévreux dans "Le Temps retrouvé" ou "La Répétition" (2001).

Béart s'amuse peu après à jouer les domestiques lubriques dans "8 femmes" d'Ozon (2002). Les exigeants Rivette ("Histoire de Marie et Julien") et Techiné ("Les Egarés", en 2003, "Les Témoins") se montrent fidèles à celle qui conserve son statut de sex-symbol ("Nathalie") et continue d'occuper une place centrale dans le cinéma français. Après "La Bûche", elle est à l'affiche de films fédérateurs tels "Le Héros de la famille" (2006) ou "Mes stars et moi". Connue pour ses engagements de citoyenne, l'actrice s'investit tout autant dans ses rôles, que ce soit pour une comédie commerciale ("Disco", 2008) ou un film-trip hors-normes ("Vinyan").

Emmanuelle Béart revient aux drames sentimentaux avec "Ça commence par la fin" (2009), une relation de couple tumultueuse avec et par Michaël Cohen, son compagnon à la ville, puis avec "Bye Bye Blondie" (2010) de Virginie Despentes, l'histoire d'un amour homosexuel adolescent qui se répercute sur la vie des protagonistes, devenues adultes. En parallèle, la comédienne bouleverse dans la peau d'une malade du cancer en phase terminale, vivant ses derniers instants dans "Ma compagne de nuit". Après "Télé Gaucho", en 2012, elle était à l'affiche du film "Les yeux jaunes des crocodiles", mis en scène par Cécile Telerman. Son actualité des dernières était alors devenue bien trop modeste et on pourra quand même retenir "Merveilles à Montfermeil" sous la direction de Jeanne Balibar. Bref, un vrai retour en ce Printemps 2021 ? On veut y croire avec "L'Étreinte" de Ludovic Bergery...

(Sources consultées : dossier de presse du film).

FILMOGRAPHIE
1971 - La Course du lièvre à travers les champs (René Clément)

1976 - Demain les mômes (Jean Pourtalé)

1983 - Premiers désirs (David Hamilton)

1984 - Un amour interdit (Jean-Pierre Dougnac)

1984 - Raison perdue

1984 - Zacharius

1985 - L'Amour en douce (Edouard Molinaro)

1986 - Manon des Sources (Claude Berri)

1987 - Date with an Angel (Tom McLoughlin)

1988 - A gauche en sortant de l'ascenseur (Edouard Molinaro)

1989 - Les Enfants du désordre (Yannick Bellon)

1991 - La Belle Noiseuse (Jacques Rivette)

1991 - Contre l'oubli (documentaire)

1991 - J'embrasse pas (André Téchiné)

1991 - Il viaggio di Capitan Fracassa (Ettore Scola)

1991 - Un coeur en hiver (Claude Sautet)

1993 - Mecanicas Celestas (Christine Citti)

1995 - Une femme française (Régis Wargnier)

1995 - Nelly et Monsieur Arnaud (Claude Sautet)

1996 - Mission: Impossible (Brian De Palma)

1998 - Voleur de vie (Yves Angelo)

1999 - Le temps retrouvé (Raoul Ruiz)

1999 - La bûche (Danièle Thompson)

2000 - Les Destinées sentimentales (Olivier Assayas)

2000 - Elephant Juice (Sam Miller)

2000 - Va savoir (Rivette)

2001 - Voyance et Manigance (Eric Fourniols)

2001 - La Répétition (Catherine Corsini)

2001 - 8 femmes (François Ozon)

2002 - Searching for Debra Winger (Rosanna Arquette)

2003 - Les Egarés (André Téchiné)

2003 - Nathalie (Anne Fontaine)

2003 - A boire (Marion Vernoux)

2004 - Un fil à la patte (Michel Deville)

2004 - L'Enfer (Danis Tanovic)

2006 - Un crime (Manuel Pradal)

2006 - Le héros de la famille (Thierry Klifa)

2007 - Les Témoins (André Téchiné)

2007 - Disco (Fabien Onteniente)

2007 - Vinyan (Fabrice Du Welz)

2007 - Mes stars et moi (Laetitia Colombani)

2009 - Ca commence par la fin (Michael Cohen)

2010 - Ma compagne de nuit (Isabelle Brocard)

2010 - Bye Bye Blondie (Virginie Despentes)

2011 - Télé Gaucho (Michel Leclerc)

2013 - Les Yeux jaunes des crocodiles (Cécile Telerman)

2013 : Par exemple, Électre (Jeanne Balibar et Pierre Léon)

2014 - My Mistress (Stephen Lance)

2017 - Beyond the Known World (Pan Nalin)

2020 - Merveilles à Montfermeil (Jeanne Balibar)

2021 - L'Étreinte (Ludovic Bergery)

2021 - Les passagers de la nuit (Mikhaël Hers)

Tous nos contenus sur "Emmanuelle Béart"