Ridley Scott

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Nationalité : Britannique
Métier : Réalisateur, Producteur
Dernier film : Le Dernier Duel
Crédits photographiques : The Walt Disney Company France
Portrait mis à jour le : 13 octobre 2021

PORTRAIT

Né le 30 novembre 1937 à South Shields, dans le comté de Durham, en Angleterre, Ridley Scott passe son enfance à Londres. Puis, il migre au Pays de Galles et en Allemagne avant de s'installer à Stockton-on-Tees, au Nord-Est de l'Angleterre. Mu par un intérêt précoce pour le dessin, il entre au West Hartpool College of Arts. Par la suite, il s'inscrit au Royal College of Art de Londres, où il côtoie notamment le peintre David Hockney. Il suit aussi les cours de le section cinéma et réalise son premier court métrage, Boy on a Bicycle, avec le concours de son père et de son frère cadet, Tony Scott (futur réalisateur des "Prédateurs", de "Top Gun" et de "Jours de tonnerre", entre autres).

A sa sortie du Royal College, Ridley obtient une bourse qui lui permet de vivre un an à New York. Il effectue durant cette période un stage à la Bob Drew Associates. Il travaille également chez Time-Life avec deux grands documentaristes américains, Richard Leacock et D.A. Pennebaker. De retour à Londres, Ridley Scott entre à la BBC comme chef opérateur, et se voit promu réalisateur au bout de quelques mois. Il collabore pendant trois ans à des séries comme "The Informer", ou "Z-Cars".

Il fonde alors sa propre société de production de spots publicitaires. Cette dernière devient rapidement l'une des plus importantes d'Europe. En dix ans, il réalisera ainsi près de deux mille spots, créant une esthétique typiquement années 80. Nombre de ses films seront primés aux Festivals de films publicitaires de Cannes et de Venise. Pendant toutes ces années, Scott formera en outre de nombreux jeunes réalisateurs, décorateurs et techniciens de haut niveau.

Après avoir accumulé cette vaste expérience sur à peu près tout ce qui concerne l'image, techniquement comme artistiquement, Ridley Scott se lance, en 1977, dans le long métrage. Ses débuts sont déjà bénis des dieux. Ainsi, "Les Duellistes" (qui oppose Harvey Keitel et Keith Carradine dans des duels à l'épée sans rime ni raison pendant les guerres napoléoniennes) remporte le Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Il étonne par sa maîtrise conjuguée de la mise en scène, de la direction artistique et de la beauté de l'image.

En 1979, Ridley Scott défriche la science-fiction en envoyant dans l'espace Sigourney Weaver, quelques membre d'équipage et un monstre sans visage pour "Alien", un des films fondateurs de la SF moderne, qui obtient l'Oscar des effets spéciaux et révèle une actrice dont on n'a alors pas fini d'entendre parler.

Trois ans plus tard, il donne au genre un nouveau chef-d'œuvre avec "Blade Runner", balade mélancolique dans un monde futuriste en perte de repères et d'idéaux. Plus grand film de l'auteur, "Blade Runner" avec le magnifique Harrison Ford a inspiré nombre de metteurs en scène de science-fiction, qui n'ont pourtant jamais vraiment su retrouver la fibre émotionnelle qui émanait de l'histoire de ce chasseur de répliquants, sortes d'androïdes parfaits sans affectivité ni mémoire.

Suivront le conte fantastique mâtiné d'heroic-fantasy "Legend", avec Tom Cruise, les polars "Traquée", avec Mimi Rogers et Tom Berenger et "Black Rain" (situé au Japon), avec Michael Douglas et Andy Garcia. Toutefois, la grâce pure semble avoir alors quitté le réalisateur anglais, qui s'adapte correctement aux standards hollywoodiens mais ne signe plus de somptueux chefs-d'œuvre. Il faut attendre 1990 et "Thelma & Louise", road-movie emballant et jouissif porté par le duo Susan Sarandon/Geena Davis, pour voir revenir Scott dans les bonne grâces du public... et de la critique, puisque les deux actrices sont citées à l'Oscar.

Grand spectacle à demi réussi, tel sera pourtant le bilan de "1492 – Christophe Colomb", avec Gérard Depardieu, réalisé pour fêter le cinq centième anniversaire de la “découverte” de l'Amérique par le navigateur génois. "Lame de fond", l'épopée de treize adolescents sur un voilier soumis à une gigantesque tempête, marque le premier véritable flop du réalisateur, qui peine à se relever avec "A armes égales", propulsant Demi Moore en G.I. de choc dans un monde de brutes.

Et pourtant, l'enterré est bien vivant ! Il le démontre en remettant le péplum au goût du jour avec "Gladiator". Banco à tous les niveaux, public et critique (Oscar du meilleur film 2001). L'année suivante, Ridley Scott fait de nouveau mouche au box-office avec "Hannibal". Cette suite tant attendue du "Silence des agneaux", en dépit du remplacement de Jodie Foster par Julianne Moore, et de la semi-déception des fans de Thomas Harris.

Ses activités de producteur sous la bannière Percy Main Production mettent à son actif les films "Les leçons de la vie", "Clay Pigeons", le téléfilm HBO "RKO 281", devenu "Citizen Welles" sur les grands écrans français et "En toute complicité", avec Linda Fiorentino et Paul Newman. Ridley Scott réalise ensuite "La Chute du Faucon Noir" qui relate le plus gros échec militaire américain depuis le Vietnam. C'était cette fois-là sur le territoire somalien. Ce film est une réussite, d'une incontestable maestria visuelle, et malgré des accents patriotiques un peu douteux. En effet, l'ennemi y est relayé assez systématiquement au rang de zombie sans conscience.

Après "Les Associés" et "Kingdom of Heaven", on le voit collaborer à nouveau avec Russell Crowe pour un atypique périple provençal : "Une Grande Année". C'est toujours avec l'acteur néo-zélandais en vedette, qu'en 2007, Ridley Scott signe "American Gangster", thriller également porté par Denzel Washington dans la peau du célèbre malfrat Frank Lucas. Il reste très attaché aux grands bandits américains puisqu'il produit "L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford" avec Brad Pitt la même année. Il passe ensuite côté police, CIA plus précisément, avec "Mensonges d'Etat" où il retrouve une vieille connaissance en la personne de Russell Crowe.

En 2009, Scott collabore pour la cinquième fois avec son acteur fétiche sur "Robin des Bois", en affichant clairement sa volonté de réaliser une sorte de Gladiator médiéval. Côté production, il aide des projets audacieux et pertinents avec sa société Scott Free ("Welcome to the Rileys", "Le Territoire des Loups", etc.). Il produit ainsi en 2010 le documentaire "Life in a Day" (réalisé par Kevin McDonald) avec l'aide des internautes du monde entier et du site Youtube.

Cet attrait pour les projets ambitieux, le cinéaste l'a aussi pour ses propres réalisations. C'est ce que montre son grand retour à la science-fiction avec "Prometheus" en 2012. A la fois préquelle de son chef d'œuvre "Alien", et premier volet d'une future trilogie. Il aura retrouvé Michael Fassbender (à qui il avait offert le rôle principal - en 2013 juste après "Prometheus" dans "Cartel").

Après un film franchement mineur, "Exodus : Gods and Kings", et "Seul sur Mars" avec Matt Damon, sortait "Alien Covenant" (10 mai 2017). Sans oublier son rôle de producteur exécutif pour "Blade Runner 2049". "Tout l'argent du monde", son film suivant, aura suscité une belle polémique liée au remplacement brutal de Kevin Spacey par Christopher Plummer. Le voici désormais de retour avec une fresque médiévale : "Le Dernier".

(Sources consultées : dossier de presse du film).

 

FILMOGRAPHIE

1977 - Les Duellistes

1979 - Alien, le huitième passager

1982 - Blade Runner

1985 - Legend

1987 - Traquée

1989 - Black Rain

1990 - Thelma et Louise

1992 - 1492 Christophe Colomb

1995 - Lame de fond

1997 - A armes égales

1999 - Gladiator

2002 - Les Associés

2005 - Kingdom of Heaven

2006 - Une Grande Année

2007 - American Gangster

2007 - Mensonges d'Etat

2009 - Robin des Bois

2011 - Prometheus

2013 - Cartel

2014 - Exodus : Gods and Kings

2015 - Seul sur Mars

2017 - Alien Covenant

2017 - Tout l'argent du monde

2020 - Le Dernier Duel

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