27 novembre 2020
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Le Dernier Château : A mon commandement, repos !

Par Fabien Rousseau

Dans "Le Dernier Château" (actuellement diffusé sur Ciné+ Premier), le général Eugene Irwin est incarcéré pour une grave faute de commandement dans une prison militaire de haute sécurité appelée « Le Château ». Le colonel Winter dirige d’une main de fer cet établissement et ne tolère pas que l’on conteste son autorité. Irwin gagne bientôt le respect des autres détenus et décide de s’insurger contre l’injustice qui règne.

Au vu de ses cinquante années de carrière, Robert Redford est sans aucun doute une légende du cinéma américain, alternant brillamment la composition et la réalisation. Après "Brubaker" (1980), l’acteur revient en 2001 dans le milieu carcéral dans "Le Dernier Château" pour incarner avec justesse ce militaire renommé. Du passé de ce personnage, on ne saura pas grand chose hormis dans cette scène de parloir où sa fille, campée par Robin Wright Penn, révélera qu’il n’a jamais été un père attentif.

Dans ce rapport de forces entre officiers, il se retrouve confronté à James Gandolfini (à l'époque en pleine gloire avec la série "Les Sopranos"), décidément à l’aise dans les rôles de sadiques première classe. Mais si l’interprétation est à la hauteur, c’est plutôt l’idéologie qui est mis en cause dans "Le Dernier Château" : ici pas de conflit entre bandes rivales, ni de convoitise physique mais d’ex-soldats prisonniers avec un code d’honneur et une discipline de fer. Il semble bien que le culte de l’oncle Sam soit une nouvelle fois de rigueur.

On notera tout de même une très impressionnante séquence d’action : celle de l’insurrection dans l’enceinte de la prison qui renvoie aux assauts des châteaux forts médiévaux. Ce sera malheureusement la seule originalité du scénario qui se termine par un ultime acte de bravoure où la bannière étoilée ne pourra que flotter au vent.

Pour une fois, "Le Dernier Château" ne s’inspire pas de faits réels comme d'autres films de guerre américains, mais il faut reconnaître qu’après sa vision, l’exaltation des valeurs frôle l’overdose.

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