25 juillet 2021
Séries

Ardéchois Coeur Fidèle : La série

Par Christophe Dordain

 

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Claude Brosset et Sylvain Joubert.
Au début du XIXème siècle, les sociétés rivales du compagnonnage s'affrontent. Le capitaine Toussaint Rouveyre se fait engager dans l'une d'elle, mais découvre que son compagnon est l'homme qui a tué son frère...

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Sylvain Joubert dans un western à la française.
PRESENTATION

"Ardéchois Coeur Fidèle", raconte l'histoire au XIXème siècle d'ouvriers très spéciaux puisqu'ils sont ce qu'on appelle à l'époque des compagnons. Le compagnonnage, c'est l'apprentissage d'un métier manuel. C'est aussi une institution historique qui, vu de l'extérieur, peut paraître hermétique aux personnes non impliquées. Le compagnonnage touche presque tous les métiers manuels.

Née sans doute au XIIIème siècle, la tradition du compagnonnage s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui. Son originalité : recruter en milieu ouvrier, et presque exclusivement en France. Son aspect le plus attachant : combler l'aspiration profonde du travailleur manuel qui veut réellement "créer" et pas seulement produire. De là vient l'attrait que le compagnonnage exerce depuis si longtemps, et avec une telle constance, sur une part importante de la jeunesse ouvrière. L'histoire, racontée par Jean Chatenet et Jean Cosmos, pour le feuilleton "Ardéchois Coeur Fidèle", se situe dans les années 1820 qui correspondent aux prémices de l'industrialisation, de la vapeur et de la mécanique, un vaste mouvement qui  déclenche les premiers conflits sociaux dont la violence va croissante. Ils coïncident avec une forte réaction du compagnonnage, mis en sommeil par les interdits de la Révolution et de l'Empire.

"Ardéchois Coeur Fidèle", mis en scène par Jean-Pierre Gallo, nous présente Toussaint, ancien capitaine des armées impériales, qui regagne son village de l'Ardèche après dix ans d'exil au Canada. Il y retrouve sa famille en butte aux persécutions des exaltés, des furieux de la Terreur Blanche. Son frère, menuisier, est parti faire le Tour de France des Compagnons. Pour tenter de le retrouver, Toussaint s'engage à son tour dans la Compagnie. Mille aventures viriles et tendres à travers les provinces de France attendent notre héros. La découverte d'un monde singulier, attachant et fraternel également.

"Ardéchois Coeur Fidèle", c'est à la fois le roman de compagnonnage et une sorte de "western" à la française dont les auteurs ont tiré le grand feuilleton télévisé diffusé à partir du 21 novembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF. Il est à noter que la programmation du feuilleton fut avancée dans la précipitation par Pierre Sabbagh, le grand patron de la 2ème chaîne.

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Sylvain Joubert.
LA CREATION ET LA PRODUCTION DU FEUILLETON

65 jours furent nécessaires pour mettre en images l'ensemble des épisodes du feuilleton "Ardéchois Coeur Fidèle". La majorité des scènes furent tournées à 30 km de Paris et seule une semaine de tournage fut accordée à l'équipe sur le plateau du Larzac et au Pont du Gard. Notons également que le metteur en scène a dû convaincre Roland Gritti, responsable de la fiction de l'O.R.T.F. (il jouera un rôle décisif dans l'arrivée de la série "Les Brigades du Tigre" cette même année 1974), d'engager Sylvain Joubert. Comédien de petite taille, il ne mesurait pas plus d'un mètre 65, il va devenir une grande vedette avec feuilleton. Enfin, "Ardéchois Coeur Fidèle" eut la chance d'être programmé au moment d'une grève affectant l'O.R.T.F. Ainsi, il bénéficia d'une promotion tout à fait exceptionnelle et de scores d'audience rares.

A propos de la création de la série "Ardéchois Coeur Fidèle", Jean Cosmos fut interviewé par le magazine Télérama, dans son numéro 1296, en date du 13 novembre 1974. Il y déclarait que : "pour moi, le compagnonnage représente un monde de relations amicales, fraternelles entre les individus, une grande entraide. Il a des résonances humaines et sociales passionnantes. Nous le connaissions par Georges Sand et Perdiguier, ce compagnon célèbre du XIXème siècle qui nous a laissé de nombreux écrits. Et nous avons fait quelques recherches historiques."

Puis, Jean Chatenet, co-auteur du feuilleton, poursuit sur ce point : "mais ce qui nous a passionnés, c'est l'histoire de Réné Edeline. Edeline est un compagnon boulanger, qui possède le plus belle collection d'objets de compagnonnage de France. Nous l'avions vu un jour dans l'émission de Pierre Sabbagh : "Le Coin des Collectionneurs". Le personnage nous avait fascinés. Peu de temps après, je déménage et trouve absolument par hasard, rue de Grenelle, Edeline dans sa boulangerie. J'ai remarqué, au fond de la boutique, une enseigne, avec les deux cannes des compagnons. Nous avons lié connaissance. La chaleur et la sympathie que j'ai rencontrées chez cet homme m'ont donné envie de connaître mieux le compagnonnage, ses hommes et son histoire."

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Sylvain Joubert à la une du magazine Télé 7 Jour en décembre 1974.
SYLVAIN JOUBERT

Né le 28 juillet 1944 à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique), et mort le 7 février 2000 à Paris (crise cardiaque), Sylvain Joubert était un acteur et écrivain français.

Essentiellement connu pour ses rôles à la télévision (il fut rendu populaire par le triomphe, avec son ami Claude Brosset, dans "Ardéchois Cœur Fidèle" en 1974 dans laquelle il tenait le rôle titre). Il joua également au théâtre après avoir été formé au centre de la rue Blanche et être passé par le Conservatoire national supérieur d'art dramatique d'où il est sorti avec un prix de comédie moderne.

Une grande partie de son activité tournait autour du petit écran pour lequel il a interprété quelques 80 rôles et a écrit une quarantaine de scénarios dont certains comme "L'Amuseur" et "Les Feux de la Saint-Jean" qui furent réalisés pour France 3. Il a également écrit deux romans : Un Crime de guerre, en 1994 et La Mer de l'Océan Pacifique, en 1996. Il a été récompensé d'un prix par la SACD en 1987. Il a de même reçu un Sept d'or pour la série "Félicien Grevèche" dont il était l'interprète et l'auteur du scénario.

Sylvain Joubert a prêté sa à Al Pacino dans "Le Parrain", réalisé par Francis Ford Coppola, et dans "L'Epouvantail", mis en scène par de Jerry Schatzberg.

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Claude Brosset est Tourangeau Sans Quartier.
LE SCENARISTE : JEAN COSMOS

De son véritable nom Jean Gaudrat, est né à Paris le 14 juin 1923. Après des études d'ingénieur, les aléas de la guerre l'obligent à occuper un emploi de fonctionnaire. Il commence par écrire des chansons, notamment pour Yves Montand et Les Frères Jacques qu'il signe du pseudonyme Jean Cosmos. Une rencontre l'oriente vers la rédaction de dramatiques pour la radio, il écrit "Oh, Agnès !" ou "La Poursuite Sentimentale" qui obtient le prix de la RTF, 1952. Il devient un rédacteur régulier de pièces radiophoniques. Dès 1959 il travaille pour le cinéma avec "Bonjour Toubib", mais après une suite d'échec, il se replie sur les scénarios pour la télévision. Il est l'auteur d'une pièce, "Les Oranges", réalisée par Roland Bernard, télédiffusée en 1964 et qui obtient le prix Albert Olivier. Cette pièce se déroule presque totalement dans le parloir d'une prison.

Sa production d'adaptations et de scénarios pour la télévision est imposante. Il écrit ou co-écrit aussi de nombreux feuilletons, "Quand on est Deux" (1962), "Rue Barrée" (1967), des épisodes pour "Les Cinq Dernières Minutes" avec Raymond Souplex puis Jacques Debary (de 1967 à 1980), "Ardéchois Cœur Fidèle" (1974), etc. En 1988, c'est le réalisateur Bertrand Tavernier qui le convainc de revenir vers le scénario de cinéma avec "La Vie et rien d'autre" (Prix spécial du Film Européen). Il continuera sa collaboration avec Tavernier pour "La Fille de d'Artagnan" (1994), "Capitaine Conan" (1996) et "Laissez-passer" (2002). Ses derniers scénarios auront été ceux d'"Effroyables Jardins" (2003) de Jean Becker, co-écrit avec Gilles Laurant,, et "Fanfan la Tulipe" (2003) de Gérard Krawczyk co-écrit avec Luc Besson.

Jean Cosmos s'en est définitivement allé le 24 Août 2014.


LA REACTION DE LA PRESSE ET DU PUBLIC

Dire que "Ardéchois, Coeur Fidèle" aura rencontre une large adhésion de la part de la presse spécialisée et du public relève de la l'évidence. Une première illustration sous la plume de Jacques Siclier, pour le journal Le Monde, en date du 18 novembre 1974 : "Ardéchois cœur fidèle, feuilleton de Jean Cosmos et Jean Chatenet, réalisé par Jean-Pierre Gallo (six épisodes d'une heure), nous ramène donc au dix-neuvième siècle. Mais c'est le dix-neuvième siècle de la campagne et des provinces françaises, du monde ouvrier constitué en associations jalouses de leurs secrets de travail, de leur indépendance, de leur discipline corporative, au moment où le prolétariat, guetté par la révolution industrielle, va devenir une "classe dangereuse".

Michel Subiela et Yves-André Hubert avaient autrefois esquissé cet univers dans la Clef des cœurs, une histoire écrite pour le Théâtre de la jeunesse. Le propos de Jean Cosmos, Jean Chatenet et Jean-Pierre Gallo est, évidemment, plus vaste, plus complet. Ardéchois, cœur fidèle tient du roman social à la Eugène Sue et du reportage sur les rites, les lois, l'esprit de ces deux grandes associations antagonistes : les compagnons du devoir ou "dévoirants", les compagnons du devoir de liberté ou "gavots". Voilà un feuilleton qui ne se contente pas de l'imagerie populiste et pittoresque, ni des " héros " archétypes.

La mise en scène de Jean-Pierre Gallo ne sépare pas les personnages d'un environnement naturel saisi, par les images de Jacques Renoir, dans son réalisme documentaire, et d'un contexte social si bien reconstitué qu'il paraît aller de soi. Et les comédiens sont dirigés selon un réalisme du comportement. Il y a chez Toussaint (Sylvain Joubert) la violence nerveuse et les arrière-plans psychologiques du paysan déraciné, qui a vu le monde à travers l'épopée impériale. Toussaint a été soldat, il a fait la guerre. Il connaît le prix de la vie, il est en crise, en mutation, et Sylvain Joubert lui donne une vérité troublante. Tourangeau (Claude Brosset) est, lui, le tempérament sanguin, la force physique instinctive. C'est un être apparemment tout d'une pièce, mais que l'on découvre progressivement. L'affrontement et la connivence - car Toussaint et Tourangeau se révèlent l'un par l'autre - de Sylvain Joubert et Claude Brosset donnent le sens réel d'une histoire qui, après tout, aurait pu n'être que romanesque."

Il est à noter que Jacques Siclier écrivait également pour Télérama. Voici sa critique confirmant le propos développé précédemment (numéro 1296 en date du 13 novembre 1974) : "cette intrigue romanesque, dans la réalisation de Jean-Pierre Gallo, atteint une vérité qu'on n'a pas l'habitude de trouver dans des feuilletons plutôt fidèles, lorsqu'il s'agit du XIXème siècle, à une certaine imagerie populiste. Ici nous voyons vivre et s'affronter les hommes d'une société en transformation qui, dans le petit monde clos du corporatisme artisanal, cherche vaguement l'union de classe. La vengeance de Toussaint l'Ardéchois, ressort dramatique de l'intrigue, nous mène au coeur d'un univers social rarement exploité. C'est fort, rude, ça va à l'essentiel. C'est une belle oeuvre populaire, où deux comédiens exceptionnels, Sylvain Joubert et Claude Brosset, d'abord à la recherche l'un de l'autre, se retrouvent ensuite face à face.

Un autre exemple plus récente et que voici démontre que la série "Ardéchois Coeur Fidèle" a su rester prégnante dans la mémoire populaire : "une vengeance, de grands sentiments (fidélité, honneur, fraternité), la peinture d’une époque romanesque et de l’univers mystérieux des compagnons : comment rater une telle histoire ? Le scénario original signé Jean Cosmos et Jean Châtenet allie avec efficacité une certaine langueur typique des feuilletons de la télé de papa et un sens du rebondissement hérité des grands écrivains populaires du XIXe siècle. À cela s’ajoutent l’affirmation d’une conscience sociale, la valorisation du terroir et de l’amour du travail bien fait… Le succès fut phénoménal, d’autant plus que ce feuilleton bénéficia d’un coup de pouce imprévu. Sa diffusion fut en effet programmée au moment où l’éclatement de l’ORTF déclencha une grève. Ardéchois fit office de programme unique des trois chaînes d’alors. Comme un adieu à la télé d’antan.

Tourné à la façon d’une série B en 65 jours (soient 11 minutes utiles par jour, une sorte de record), Ardéchois ressemble à un western. Il n’est qu’à voir le début du premier épisode : un héros solitaire à cheval, un soleil brûlant des collines rocailleuses, des bandits surgissant de nulle part… Hormis le chant des cigales, on s’y croirait. Mais pour que tout cela marche, il fallait de bons comédiens. En premier lieu, Sylvain Joubert, alors quasi inconnu, inaugurait là une carrière intéressante. Se montrant costaud, teigneux, mais aussi généreux et gardant pour lui sa part de mystère, le comédien fait corps avec son personnage. En face de lui font merveille Claude Brosset et beaucoup d’acteurs indissociables de cette télévision disparue." (Michel Doussot).


DISTRIBUTION

Sylvain Joubert (Ardéchois coeur fidèle), Claude Brosset (Tourangeau Sans Quartier), Michel Robin (Louvigny), Raymonde Vattier (Mme de Sérignac), Francis Lax (Canardel), Hélène Dieudonné (Noémie Rouveyre), Pierre Guéant (Pontoise), Henri Marteau (Lyonnais), Claude Furlan (Bordelais), Alain Doutey (Maître Debrosses), Masha Gonska (Angeline), Julien Verdier (Salembières), Michel Pilorgé (Pujol), Philippe Nahon (Poitevin), Jeanine Souchon (Mère de Montpellier), Guy Kerner (Capelle), Jean Champion (oncle d'Ardéchois), Jacques Rispal (père d'Ardéchois)
Commentaires :
- Guy Kerner incarna le personnage Des Essarts dans de nombreux épisodes de "Thierry la fronde". Il fut également opposé à Robert Etcheverry dans "Les Mohicans de Paris" (1973) et à Jean-Claude Drouot dans "Gaston Phébus".
- Doit-on présenter Francis Lax, la voix française de David Soul dans "Starsky & Hutch" ? Toutefois, ne résumer sa carrière qu'à cela serait injuste tant il a oeuvré pour le théâtre par exemple...
- Jean Champion fut la vedette, avec Marc Lamole et Jean-François Balard, d'une belle série intitulée "La Brigade des Maléfices" (1971).
- Avec la participation du comédien Alain Doutey à l'impressionnante filmographie pour le petit écran et que l'on a vu au cinéma dans des films tels que "Odette Toulemonde", "Mesrine : L'Ennemi Public n°1", "Safari", "Les Tuche", "Mais qui a re-tué Pamela Rose ?", etc.


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Une série authentiquement populaire, fleuron de la télévision française des années 70.

FICHE TECHNIQUE

Réalisation
: Jean-Pierre Gallo
Scénario, adaptation et dialogues : Jean Chatenet, Jean Cosmos
Administratrice de production : Céline Schwartz
Secrétaire de prodution : Mireille Salvat-Nyls
Musique : Gérard Gallo
Direction musicale : Michel Gannot
Directeur de la photographie : Jacques Renoir
Assistants-opérateurs : Jean-Jérôme Carcopino, Claude Masson, Christian Vivier
Scripte : Jacqueline Finas
1er assistant-réalisateur : Patrick Meunier
2ème assistant-réalisateur : Jean Dénuzière
Ingénieur du son : René Levert
Perchman : Christian Larouette
Décors : Serge Douy
Assistant-décorateur : Michel Varier
Accessoiriste : Michel Grimaud
Assistant aux décors : Michel Grimaud
Costumes : Sylvie de Segonzac
Maquillage : Maguy Vernadet
Montage : Danièle Anezin
Assistantes au montage : Jeannine Pommier, Geneviève Salvetti
Bruiteur : Jean-Pierre Lelong
Mixage : Jean Duguet
Combats réglés par : Claude Carliez
Cascadeurs : René Fossart, Guy Delorme, Eric Vasberg, Sylvain Levignac, Bruno Oppe, Antoine Baud, Daniel Vérité, Gérard Moisan, Yves Gabrielli, Stefan Gudju
Conseillers équestres : Manfred De Diepold, Francis Colombeau
Laboratoire : C.T.M.
Editions musicales : Top 2000
Production : ORTF (France) / Technisonor / Taurus Films (RFA) / SSR (Suisse) / RTBF (Belgique) (1974)


LE GUIDE DES EPISODES

Un feuilleton en 6 épisodes de 55 minutes.

Diffusion :
- du 21 novembre au 19 décembre 1974, sur la 2ème chaîne de l'ORTF, vers 21h35.


Saison I (21 novembre au 19 décembre 1974)

1.01 - Premier épisode

Diffusion le : 21 novembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF à 21h35
Scénario : Jean Chatenet & Jean Cosmos / Réalisation : Jean-Pierre Gallo
Avec : Alain Doutey (Rémi Desbrosses), Mascha Gonska (Angéline), Michel Pilorgé (Pujol), Yves-Marie Maurin (Champagne), Philippe Nahon (Poitevin), Bernard Patrice (Bigourdan), Daniel Vérité (Lorrain), Guy Kerner (De Lentillac), Bernard Mesguich (Percheron), Alain Miranda (Un conspirateur), Francis Lax (Le docteur Canarde)
En 1815, le Capitaine Toussain Rouveyre est de retour dans son village natal, en Ardèche, alors que beaucoup le croyaient mort lors de la bataille de Waterloo. La région où il habitait jadis est désormais aux mains d'un notaire royaliste, Rémi Desbrosse, qui a épousé la fiancée de Toussaint. Gêné par le retour de ce dernier, Desbrosse lui envoie deux bandits pour lui régler son compte. Toutefois, Toussaint parvient à les mettre hors d'état de nuire, mais la gendarmerie le recherche. Décidé à fuir, il lui faut tout d'abord retrouver son frère, Antoine, compagnon menuisier, parti faire son Tour de France.

1.02 - Deuxième épisode
Diffusion le : 28 novembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF à 21h35
Scénario : Jean Chatenet & Jean Cosmos / Réalisation : Jean-Pierre Gallo
Avec : Alain Doutey (Rémi Desbrosses), Mascha Gonska (Angéline), Michel Pilorgé (Pujol), Yves-Marie Maurin (Champagne), Philippe Nahon (Poitevin), Bernard Patrice (Bigourdan), Daniel Vérité (Lorrain), Guy Kerner (De Lentillac), Bernard Mesguich (Percheron), Alain Miranda (Un conspirateur), Francis Lax (Le docteur Canarde)
Toussaint apprend que son frère, Antoine, a été assassiné au cours d'une rixe à Tournon entre deux sociétés rivales. Or, le meurtrier d'Antoine est le champion des Gavots (Compagnons du Devoir de Liberté). Pour retrouver Antoine ledit assassin, Toussaint se fait embaucher à Nîmes par le bourgeois Barberoux, qui emploie, à défaut d'ouvriers, des menuisiers gavots...

1.03 - Troisième épisode
Diffusion le : 05 décembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF à 21h35
Scénario : Jean Chatenet & Jean Cosmos / Réalisation : Jean-Pierre Gallo
Avec : Alain Doutey (Rémi Desbrosses), Mascha Gonska (Angéline), Michel Pilorgé (Pujol), Yves-Marie Maurin (Champagne), Philippe Nahon (Poitevin), Bernard Patrice (Bigourdan), Daniel Vérité (Lorrain), Guy Kerner (De Lentillac), Bernard Mesguich (Percheron), Alain Miranda (Un conspirateur), Francis Lax (Le docteur Canarde)
Flanqué de nouveaux compagnons dont Pontoise, l'Ardechois, toujours guidé par le désir de venger la mort brutale de son frère Antoine, débute son tour de France par Montpellier, où ses fréquentes questions sur Tourangeau et la rixe de Tournon éveillent les soupçons des Gavots...
- A noter une excellente scène de bagarres d'une durée de 5 minutes dans un feuilleton qui en compte déjà beaucoup...

1.04 - Quatrième épisode
Diffusion le : 12 décembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF à 21h35
Scénario : Jean Chatenet & Jean Cosmos / Réalisation : Jean-Pierre Gallo
Avec : Alain Doutey (Rémi Desbrosses), Mascha Gonska (Angéline), Michel Pilorgé (Pujol), Yves-Marie Maurin (Champagne), Philippe Nahon (Poitevin), Bernard Patrice (Bigourdan), Daniel Vérité (Lorrain), Guy Kerner (De Lentillac), Bernard Mesguich (Percheron), Alain Miranda (Un conspirateur), Francis Lax (Le docteur Canarde)
Tourangeau Sans Quartier fait embaucher l'Ardéchois avec lui dans la ville de Pézénas. Là, l'Ardéchois trouve un outil appartenant à son frère dans la caisse à outils de Tourangeau. Ce qui confirme qu'il est bien l'assassin d'Antoine... Pendant ce temps, des conjurés bonapartistes se sont réunis dans la ville et promettent de renverser Louis XVIII...

1.05 - Cinquième épisode
Diffusion le : 16 décembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF à 21h35
Scénario : Jean Chatenet & Jean Cosmos / Réalisation : Jean-Pierre Gallo
Avec : Alain Doutey (Rémi Desbrosses), Mascha Gonska (Angéline), Michel Pilorgé (Pujol), Yves-Marie Maurin (Champagne), Philippe Nahon (Poitevin), Bernard Patrice (Bigourdan), Daniel Vérité (Lorrain), Guy Kerner (De Lentillac), Bernard Mesguich (Percheron), Alain Miranda (Un conspirateur), Francis Lax (Le docteur Canarde)
Toussaint Rouveyre, ancien capitaine des armées de Naopléeon, et devenu Compagnon Gavot, arrive à Pézénas à la recherche de Tourangeau Sans Quartier qu'il croît être l'assassin de son frère. Pendant ce temps, Ardechois et Tourangeau, blessé par un bourgeois invrogne, fuient les gendarmes, qui les prennent pour des conjurés Bonapartistes...

1.06 - Sixième épisode
Diffusion le : 19 décembre 1974 sur la 2ème chaîne de l'ORTF à 21h35
Scénario : Jean Chatenet & Jean Cosmos / Réalisation : Jean-Pierre Gallo
Avec : Alain Doutey (Rémi Desbrosses), Mascha Gonska (Angéline), Michel Pilorgé (Pujol), Yves-Marie Maurin (Champagne), Philippe Nahon (Poitevin), Bernard Patrice (Bigourdan), Daniel Vérité (Lorrain), Guy Kerner (De Lentillac), Bernard Mesguich (Percheron), Alain Miranda (Un conspirateur), Francis Lax (Le docteur Canarde)
L'Ardéchois et Tourangeau arrivent à Saintes pour faire hospitaliser Tourangeau dont la blessure s'aggrave. Mais les policiers sont sur leurs traces. Arrêté, Ardéchois est jeté en prison, où il pleure la mort de Tourangeau, l'ex-ennemi qui était devenu son ami...

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