22 septembre 2020
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La Cinétek : La sélection du Quotidien du Cinéma

Par Karine Lebreton

Bon voilà, nous sommes quasi tous confinés chez nous encore pour plusieurs semaines, mais on peut quand même tenter de trouver du positif dans cette situation. Par exemple, c’est l’occasion de voir enfin des films qu’on n’a jamais vus. Et là, évidemment il y a le choix, me direz-vous, entre Netflix, OCS ou Amazon Video Prime… Ok, mais au Quotidien du Cinéma, on s’est dit que c’était l’occasion de vous présenter une sélection un peu différente, composée de chefs d’œuvre du genre, que vous ne trouverez pas sur les sites sus-cités. Et pour cela, on vous proposer d’aller faire un tour sur la Cinétek, un site de VoD consacré aux grands films du XXème siècle choisis et présentés par des réalisateurs du monde entier. Parce que sur ce site, vous ne trouverez que du bon, voire du très bon. Et sérieusement, la lecture de la liste des films disponibles à la location ne peut faire que saliver d’envie !

Alors évidemment, le plus dur a été de faire un choix entre ces chefs d’œuvre du cinéma. La sélection s’est orientée vers films tournés pendant l’âge d’or hollywoodien, avec pour dénominateur commun une histoire d’amour, même s’ils se distinguent dans des genres totalement différents (film noir, thriller, fantastique, musical, comédie …). Voici donc une liste de dix films (et n’en garder que dix n’a pas été simple) à voir ou à revoir :


Brigadoon (1954) de Vincente Minnelli

Ce film musical raconte l’histoire de Tommy (Gene Kelly) qui tombe amoureux fou de Fiona (Cyd Charisse) alors qu’il s’est perdu dans les Highlands de l’Ecosse. Le souci c’est que Fiona vit dans le village Brigadoon, frappé d'une malédiction qui le fait n'exister qu'un jour par siècle. Tommy voudrait que Fiona le suive à New York mais celle-ci s’y refuse car si seul habitant du village s'éloigne, Brigadoon restera à jamais dans les ténèbres…

Le film est un enchantement autant pour son histoire que pour ses chorégraphies entre deux danseurs emblématiques de l’époque.



Casablanca (1942) de Michael Curtiz

Pendant la Seconde Guerre mondiale, à Casablanca, Rick Blaine (Humphrey Bogart), propriétaire d’un café, est en proie un conflit intérieur : il doit choisir entre ses sentiments pour Ilsa Lund (Ingrid Bergman) et son besoin de faire ce qui est juste pour aider le mari de celle-ci, héros de la Résistance, qui doit fuir la ville.

Il n’est pas nécessaire de présenter ce film, tellement sa notoriété a perduré à travers les décennies. Il a d’ailleurs été classé troisième meilleur film américain par l’American Film Institute. Un classique du genre avec un couple à l’alchimie parfaite, Bogart et Bergman.



Les Chaussons rouges (1948) de Michael Powell et Emeric Pressburger

Le film suit une ballerine qui vient d’intégrer un corps de ballet dirigé par un compositeur acclamé. Celle-ci sera mise à rude épreuve quand elle devra choisir entre sa carrière et ses sentiments pour un jeune compositeur.

Film culte, il a influencé beaucoup de réalisateurs qui le citent souvent dans la liste de leurs films préférés (Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Steven Spielberg…). Brian de Palma a dit de lui que c’était « un film parfait », à la fois « novateur » et « émouvant ».



La Féline (1942) de Jacques Tourneur

Oliver Reed (Kent Smith), architecte américain travaillant dans la construction navale tombe sous le charme d’Irena Dubrovna (Simone Simon), qu’il demande rapidement en mariage. Celle-ci accepte même si elle est hantée par une histoire étrange : elle est persuadée être la descendante d’une tribu maléfique dans laquelle les femmes se transforment en panthère si elles se laissent envahir par la passion, la colère, ou la jalousie…

Film d’amour et fantastique réalisé par le français Jacques Tourneur, dont on découvre la touche typique (il est d’ailleurs à l’origine avec ce film du fameux « effet-bus ») : la suggestion et l’imagination (avec un jeu d’éclairage par exemple) au lieu d’images explicites pour créer la tension dans une scène. Profitez-en pour découvrir également le remake très réussi par Paul Schrader sorti en 1982.



La Fièvre dans le Sang (1961) de Elia Kazan

L’histoire de deux jeunes gens, Deanie (Natalie Wood) et Bud (Warren Beatty) qui s’aiment d’un amour sincère et puissant à la fin des années 20 mais dont les rêves de vie commune se trouvent contrariés…

Une des histoires d’amour les plus tristes du cinéma avec une fin qui vous brisera le cœur, car chez Elia Kazan, les happy endings n’existent pas.



Gilda (1946) Charles Vidor

Le propriétaire d’un casino, Ballin Mundson se lie d’amitié avec un joueur professionnel, Johnny Farrel, lors d’un voyage en Argentine. Après quelques mois, il lui présente la femme qu'il vient d'épouser : Gilda. Or celle est l'ex-fiancée de Farrell. Ballin confie à Farrell la surveillance de Gilda. L'ancien amour renaît de ses cendres mais Farrell est en proie à la haine et la jalousie.

Que dire de Gilda qui n’a pas déjà été dit ? Rita Hayworth est au sommet de sa beauté et réussit à mettre de l’érotisme simplement en enlevant des gants noirs. Film d’amour (crypto gay pour certains) et film noir, une réussite du genre avec des dialogues qui resteront gravés dans votre tête :

Gilda: You do hate me, don't you, Johnny?

Johnny Farrell: I don't think you have any idea of how much.

Gilda: Hate is a very exciting emotion. Haven't you noticed? Very exciting. I hate you too, Johnny. I hate you so much I think I'm going to die from it. Darling... I think I'm going to die from it.



L'Impossible Monsieur Bébé (1937) de Howard Hawks

David Huxley, paléontologue, doit se marier avec sa secrétaire quand il rencontre Susan Vance, une riche héritière une peu folle qui va l’entraîner dans des aventures dingues, avec Monsieur Bébé, son léopard de compagnie.

Un des films les plus hilarants de l’époque avec des dialogues extrêmement drôles, fonctionnant sur les interprétations parfaites de Katharine Hepburn et Cary Grant, au sommet de leur art.



King Kong (1933) de Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack

Dans les années 1930, le réalisateur Carl Denham embarque avec une équipe, dont Ann Darrow pour tourner un film sur la mystérieuse « Skull Island ». Arrivés, il découvre une île peuplée d'animaux préhistoriques féroces et d’indigènes. Ann est alors enlevée par les autochtones pour être offerte à leur dieu Kong, un gorille géant…

Un des premiers films de « monstres », et un grand classique du cinéma connu de tous, mais pas nécessairement vu de tous. Le film impressionne par ses effets spéciaux très réussis pour l’époque et notamment la fameuse scène en haut de l’Empire State Building.



Lettre d'une inconnue de (1948) Max Ophüls

Stefan Brand, riche pianiste et homme à femmes, reçoit un jour une lettre d'une expéditrice inconnue. A sa lecture, il découvre qu’une quinzaine d'années plus tôt, alors qu'il emménageait dans un nouvel appartement, la fille de la voisine était tombée sous son charme. Elle l'a épié, suivi, aimé follement en secret sans qu’il s’en aperçoive…

Max Ophüls adapte sur grand écran le chef d’œuvre de Stephen Zweig avec dans les rôles principaux Louis Jourdan et Joan Fontaine. Si vous ne versez pas une larme en regardant ce film, c’est que vous n’avez pas de cœur. Une histoire d’amour passionnelle et non réciproque, d’une infinie tristesse.



New York Miami (1934) de Frank Capra

Ellie Andews, jeune fille gâtée, décide de fuir pour échapper à son père millionnaire qui veut l'empêcher d'épouser un play-boy dont elle s’est amourachée. Dans le bus pour New-York, elle rencontre Peter Warne, journaliste au chômage avec qui elle n’a que peu d’affinités. Mais lorsque leur bus tombe en panne, le couple impromptu se lance dans une escapade un peu folle.

Film fondateur du genre dit de la « Screwball Comedy », il est très drôle et fonctionne parfaitement. A tel point qu’il remporta les Oscar du meilleur film, meilleur scénario, meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleure actrice !!!

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